« Un comité commun a été créé pour étudier les implications du vote par les électeurs du Royaume- Uni », ont prévenu les deux groupes. Luke MacGregor/Reuters
L'opérateur boursier allemand Deutsche Börse et le britannique London Stock Exchange (LSE), en discussions en vue d'une possible fusion, ont reconnu hier qu'un possible Brexit faisait peser « un risque » sur l'opération. En cas de Brexit, terme désignant une sortie du Royaume-Uni hors de l'UE, le projet de fusion entre Deutsche Börse et LSE serait « en danger », affirment les deux fiancés dans un communiqué. « Un comité commun a été créé pour étudier les implications du vote par les électeurs du Royaume-Uni » sur la présence du pays au sein de l'Union européenne, ont fait savoir les deux groupes.
Le Premier ministre britannique David Cameron va faire voter ses concitoyens le 23 juin sur le maintien ou non de son pays dans l'UE.
Deutsche Börse et LSE ont annoncé mardi être en discussions pour fusionner. En cas de feu vert des autorités et d'un accord entre les deux entreprises, le nouveau groupe sera domicilié à Londres et chapeauté par une nouvelle maison mère britannique, assurant vouloir réaliser une « fusion entre égaux », selon le communiqué d'hier. En vue de ce rapprochement, LSE et Deutsche Börse ont entamé des discussions avec les autorités financières britannique et allemande, ainsi qu'avec les gouvernements du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie et de France, précisent-ils.
Dans le détail, l'Allemand Carsten Kengeter, actuel PDG de Deutsche Börse, est appelé à devenir le patron de cette nouvelle structure. Le directeur financier du LSE, David Warren, assurera cette fonction au sein du groupe fusionné. L'actuel patron du LSE, le Français Xavier Rolet, va quant à lui démissionner de ses fonctions en cas de succès de ce mariage, est-il encore ajouté. La nouvelle entité serait dotée « d'un directoire unitaire avec une égale représentation du groupe LSE et Deutsche Börse », détaillent les deux groupes.
(Source : AFP)


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