Au T4, dans un environnement global difficile, la croissance du PIB allemand a résisté (+0.3 % t/t). Cependant, les détails des comptes nationaux, publiés mardi, devraient montrer que le trimestre a surtout été sauvé par le secteur de la construction (un effet temporaire dû aux températures de saison clémentes) et le secteur public (dépenses liées aux migrants). Les dépenses des ménages et les dépenses en capital, quoique toujours en hausse, n'ont pas accéléré tandis que le commerce extérieur a été négatif pour la croissance. La production industrielle et les commandes ont traversé un trou d'air en fin d'année. Le dernier rapport de la Bundesbank souligne que la faiblesse de la demande hors d'Europe est à surveiller, même s'il note aussi que la demande intérieure reste robuste. Les fondamentaux de la consommation sont bons, du fait de la faiblesse de l'inflation, d'un chômage en baisse et de la croissance des revenus (+3.9 % sur un an au T3, vs +2.4 % en moyenne en zone euro). L'indice Ifo est l'horloge du cycle économique allemand. Son niveau est haut à 107.3 points en janvier, contre 108.1 en 2015 et 101.5 sur longue période. Cela est clairement associé à une phase de croissance. Mais son repli depuis deux mois a réveillé la crainte d'un freinage à venir, risquant de contaminer le reste de la zone euro. Rien qu'une stabilisation serait déjà bienvenue.
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