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Économie

Brèves

Corée du Sud
Kaesong : Pyongyang siphonnait 70 % des salaires

Séoul a justifié dimanche sa décision unilatérale de fermer le complexe industriel intercoréen de Kaesong en affirmant que Pyongyang ponctionnait 70 % des salaires versés aux ouvriers nord-coréens pour financer ses programmes nucléaires et balistiques.
Séoul a annoncé mercredi la suspension des opérations à Kaesong, où 124 entreprises sud-coréennes employaient 53 000 Nord-Coréens. En réaction, Pyongyang a expulsé tous les cadres sud-coréens présents dans le complexe de Kaesong, situé sur son territoire, et déclaré le site zone militaire.
En 12 ans, les sociétés sud-coréennes ont versé l'équivalent de 560 millions de dollars de salaires aux autorités nord-coréennes supervisant les ouvriers travaillant à Kaesong. Rien que pour 2015, l'enveloppe s'est chiffrée à 120 millions de dollars. Le ministre sud-coréen de l'Unification, Hong Yong-pyo, a affirmé que « les ouvriers reçoivent des tickets pour acheter de la nourriture et d'autres produits, et des devises nord-coréennes ». « Toute devise étrangère gagnée par la Corée du Nord est transférée au Parti des travailleurs », a-t-il dit dans un entretien à la chaîne KBS TV.
Kaesong était né dans le sillage de « la diplomatie du rayon de soleil » poursuivie par Séoul de 1998 à 2008, et qui visait à encourager les contacts entre les deux frères ennemis.

Pétrole
L'Iran rehaussera ses exportations fin mars

L'Iran exporte actuellement 1,3 million de barils par jour (bpj) de pétrole brut, et ce chiffre atteindra les 1,5 million de bpj d'ici au début du nouvel an iranien le 20 mars, a déclaré le vice-président iranien Eshaq Jahangiri, cité samedi par l'agence de presse iranienne Shana. « Dans les premiers temps de la nouvelle année (iranienne), (les exportations) atteindront les deux millions de bpj : l'Iran doit préserver sa part du marché pétrolier au plan mondial », a-t-il ajouté.
L'accord conclu sur le programme nucléaire de l'Iran en juillet dernier a permis, au début de cette année, la levée des sanctions internationales qui pesaient sur la République islamique. L'Iran peut ainsi relancer ses exportations pétrolières, alors même que les cours de l'or noir sont en chute depuis des mois.

Grèce
Tsipras déplore « les dissensions » entre l'UE et le FMI

L'évaluation de l'avancement des réformes en Grèce réclamées par les créanciers du pays (UE et FMI) « est en retard en raison des dissensions entre les institutions (...), et ce n'est dans l'intérêt de personne », a déclaré dimanche le Premier ministre grec Alexis Tsipras dans un entretien paru dans le quotidien Avghi. La Grèce a envoyé son projet de réformes des retraites début janvier aux créanciers, mais « nous n'avons aucune réponse officielle jusqu'ici de la part des institutions », a déploré M. Tsipras.
Jeudi, le FMI a estimé que « des hypothèses trop optimistes feront très vite ressurgir des craintes d'un Grexit et obscurciront le climat des affaires ». « Nous attendons de la Grèce un plan crédible qui lui permettrait d'atteindre ses objectifs très ambitieux d'excédent budgétaire primaire (hors charges de la dette, NDLR) », a déclaré Poul Thomsen, chef du département Europe du Fonds, dans un blog publié par le FMI.
Athènes avait rejeté ces critiques en estimant que, « sur le fond, M. Thomsen demande l'application d'un programme radicalement différent de celui convenu » entre Athènes et la zone euro en juillet, lors de l'accord passé sur un nouveau prêt accordé au pays pour le maintenir dans la zone euro.
De son côté, l'UE a estimé jeudi que « l'ampleur des mesures requises était dans la ligne de ce qui a été convenu ».

Corée du SudKaesong : Pyongyang siphonnait 70 % des salaires
Séoul a justifié dimanche sa décision unilatérale de fermer le complexe industriel intercoréen de Kaesong en affirmant que Pyongyang ponctionnait 70 % des salaires versés aux ouvriers nord-coréens pour financer ses programmes nucléaires et balistiques.Séoul a annoncé mercredi la suspension des opérations à Kaesong, où 124 entreprises sud-coréennes employaient 53 000 Nord-Coréens. En réaction, Pyongyang a expulsé tous les cadres sud-coréens présents dans le complexe de Kaesong, situé sur son territoire, et déclaré le site zone militaire.En 12 ans, les sociétés sud-coréennes ont versé l'équivalent de 560 millions de dollars de salaires aux autorités nord-coréennes supervisant les ouvriers travaillant à Kaesong. Rien que pour 2015, l'enveloppe...
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