Loïc Bernardin/AFP
Une délicate opération pour tenter de remorquer le Modern Express, cargo à la dérive depuis sept jours dans le golfe de Gascogne et menaçant de s'échouer sur les côtes françaises, a été menée hier matin avec « succès », ont annoncé les autorités françaises. Cinq navires étaient présents sur place pour mener cette difficile opération : les deux remorqueurs espagnols, un remorqueur de la marine française, une frégate française de lutte anti-sous-marine, ainsi qu'un bâtiment de dépollution. Le Centaurus, un remorqueur espagnol avec lequel le roulier a pu être connecté en fin de matinée, « a réussi à le pivoter, à lui mettre le nez vers le large, et il a commencé le remorquage », a indiqué un porte-parole de la préfecture de l'Atlantique. « Le convoi fait actuellement route vers l'ouest à 3 nœuds » (5,5 km/h), a précisé ce porte-parole, indiquant que la priorité des experts était désormais d'éloigner le cargo des côtes pour « se donner de la marge ». Car, selon la préfecture, le câble utilisé, « plus souple, plus facile, plus maniable », peut « casser », notamment en raison de la houle qui restait importante avec des creux de 2,50 à 3 mètres de haut, et de la force de traction. Cargo récent (2001) immatriculé au Panama, le Modern Express mesure 164 mètres de long et transporte 3 600 tonnes de bois en grumes et des engins de travaux. Il naviguait du Gabon vers le port français du Havre (Nord-Ouest) lorsqu'il a émis mardi un signal de détresse à 280 km de la pointe nord-ouest de l'Espagne, à la suite d'une forte gîte, probablement due à un désarrimage de sa cargaison.


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