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Moyen Orient et Monde - Contestation

Le gouvernement tunisien défend sa gestion de la crise sociale

Le Premier ministre tunisien Habib Essid prononçant son allocution devant les parlementaires réunis en session plénière hier à Tunis. AFP / Fethi Belaid

Le Premier ministre tunisien Habib Essid a défendu, hier, devant le Parlement la gestion par son gouvernement de la contestation sociale qui a agité le pays, assurant avoir « commencé à trouver des solutions » malgré l'absence de mesures concrètes. Nous avons essayé, dans la mesure du possible, d'améliorer la situation, a déclaré M. Essid devant les députés lors d'une séance plénière extraordinaire consacrée à ce dossier. « Nous pourrions faire taire les gens et dire : Nous allons créer 1 000 emplois (...) mais nous voulons dire la vérité à ce peuple », a-t-il lancé. « Nous avons commencé à trouver des solutions. Nous n'avons pas de solutions pour tout le monde, nous avons certaines solutions », a-t-il ajouté, sans plus de précisions. En pleine contestation, le gouvernement avait dans un premier temps annoncé le recrutement de 5 000 chômeurs à Kasserine, avant de reconnaître « une erreur » de communication. M. Essid a maintes fois répété « comprendre » les revendications mais « ne pas avoir de baguette magique » face à la « situation difficile héritée » par son gouvernement.
Les appels se sont multipliés pour « de vraies solutions ». Pour le journal Le Quotidien, « pressés d'agir dans l'immédiat, Habib Essid et son équipe, sous le feu des critiques, naviguent à vue ». Il faut « une nouvelle approche capable de calmer la colère des jeunes chômeurs dans les régions », a-t-il soutenu. Le journal La Presse, lui, a reconnu au gouvernement « une marge de manœuvre extrêmement limitée » en raison d'une situation générale difficile.
Depuis le 16 janvier et le décès d'un chômeur à Kasserine, dans le centre défavorisé, plusieurs villes à travers le pays ont été le théâtre de manifestations pour réclamer des emplois et le développement de régions délaissées depuis des décennies. Le mouvement a parfois tourné à des affrontements avec la police et un couvre-feu nocturne a été décrété dans toute la Tunisie. Mais la contestation sociale est largement retombée ces derniers jours, même si quelques manifestations ont encore eu lieu lundi dans le centre.
(Source : AFP)

Le Premier ministre tunisien Habib Essid a défendu, hier, devant le Parlement la gestion par son gouvernement de la contestation sociale qui a agité le pays, assurant avoir « commencé à trouver des solutions » malgré l'absence de mesures concrètes. Nous avons essayé, dans la mesure du possible, d'améliorer la situation, a déclaré M. Essid devant les députés lors d'une séance plénière extraordinaire consacrée à ce dossier. « Nous pourrions faire taire les gens et dire : Nous allons créer 1 000 emplois (...) mais nous voulons dire la vérité à ce peuple », a-t-il lancé. « Nous avons commencé à trouver des solutions. Nous n'avons pas de solutions pour tout le monde, nous avons certaines solutions », a-t-il ajouté, sans plus de précisions. En pleine contestation, le gouvernement avait dans un premier...
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