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Économie - États-Unis

L’économie, parent pauvre de la présidentielle

Les attaques personnelles fusent, les prises de bec sur l'immigration, la sécurité ou la grandeur de l'Amérique s'enchaînent, mais un thème reste nettement en retrait dans la course à la Maison-Blanche : l'économie.
Pourquoi une telle retenue ? Au-delà de l'aridité des questions économiques, la réponse tient d'abord dans la relative bonne santé des États-Unis. « L'économie se porte raisonnablement bien. Ce n'est pas spectaculaire, mais c'est à la fois suffisant pour priver les républicains d'un angle d'attaque et pas assez bon pour que les démocrates s'y attardent », résume Joseph Gagnon, du Peterson Institute.
Le taux de chômage américain a fondu de moitié par rapport à son pic de 2009 et s'établit aujourd'hui à 5 %. Le produit intérieur brut continue de progresser, même si l'expansion actuelle reste modeste (2 %). L'embellie a été jugée suffisamment solide pour que la Banque centrale américaine relève en décembre ses taux pour la première fois en près de dix ans. En clair : l'urgence économique qui s'était imposée lors des précédentes présidentielles s'est évaporée, compliquant la tâche des républicains qui s'échinent à décrire le bilan du président Obama comme un « désastre ».
Ils tentent toutefois d'exploiter le sentiment diffus que la reprise n'a pas profité à tout le monde. Un thème cher à la classe moyenne a, en conséquence, fini par s'inviter sur les estrades : la faible progression des salaires, dont le rythme est quasiment deux fois moins marqué qu'avant la crise financière.
De ce grand brouhaha des primaires, les propositions concrètes ont pour l'heure du mal à émerger. « Aucun des partis n'a de grandes idées sur les moyens de s'attaquer aux problèmes d'emplois et de progression des revenus », affirme Barry Bosworth, du Brookings Institute, assurant toutefois que les positions s'affineront une fois les deux candidats désignés par leur parti respectif.
(Source : AFP)

Les attaques personnelles fusent, les prises de bec sur l'immigration, la sécurité ou la grandeur de l'Amérique s'enchaînent, mais un thème reste nettement en retrait dans la course à la Maison-Blanche : l'économie.Pourquoi une telle retenue ? Au-delà de l'aridité des questions économiques, la réponse tient d'abord dans la relative bonne santé des États-Unis. « L'économie se porte raisonnablement bien. Ce n'est pas spectaculaire, mais c'est à la fois suffisant pour priver les républicains d'un angle d'attaque et pas assez bon pour que les démocrates s'y attardent », résume Joseph Gagnon, du Peterson Institute.Le taux de chômage américain a fondu de moitié par rapport à son pic de 2009 et s'établit aujourd'hui à 5 %. Le produit intérieur brut continue de progresser, même si l'expansion actuelle reste...
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