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Moyen Orient et Monde

Le régime syrien a repris l’initiative grâce à la Russie

Analyse

Les forces loyalistes tentent à présent d'encercler la ville d'Alep, d'avancer dans le sud de Hama et à l'est de Homs et de mener l'offensive à Cheikh Meskin, près de la frontière jordanienne.

OLJ/AFP/ Sammy Ketz
15/01/2016

Au bord de l'effondrement l'été dernier après une série de revers cuisants, les forces du régime syrien ont repris l'initiative face à des insurgés accablés par la puissance de feu considérable de l'aviation russe, selon des experts. Même si les gains territoriaux restent limités, l'armée et les milices prorégime, épaulées sur le terrain par le Hezbollah et des « conseillers » iraniens, sont à l'offensive sur tous les fronts.

La prise mardi de Salma, quartier général des rebelles islamistes et du Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, dans les montagnes de Lattaquié (Nord-Ouest), marque un réel succès pour le régime, car la ville lui échappait depuis 2012. Dans le même temps, les forces de Bachar el-Assad tentent d'encercler la ville d'Alep (Nord), d'avancer dans le sud de Hama et à l'est de Homs (centre) et de mener l'offensive à Cheikh Meskin, près de la frontière jordanienne (Sud) où elles essaient de reprendre le poste frontalier de Nassib. Le régime avait perdu ce dernier en avril 2015 après celui de Deraa en octobre 2013.

(Lire aussi : « Maintenant, la vie ici est sûre. La Russie, Poutine... mouah ! »)

Pour l'expert jordanien Labib Qamhaoui, « il est dans l'intérêt de la Jordanie que l'armée syrienne reprenne le contrôle des points de passage frontaliers. Car cela allégera le fardeau sécuritaire pour le royaume, contraint de protéger à la fois ses frontières et celles de la Syrie ». « Indubitablement, l'intervention russe a été d'un grand secours pour le régime qui était terriblement sur la défensive à la mi-2015 », constate également Torbjorn Soltvedt, expert pour le Moyen-Orient du cabinet de consultants Verisk Maplecroft. « Elle a largement contribué à alléger la pression sur le régime et à bloquer l'avance de l'Armée de la Conquête », la coalition du Front al-Nosra et des islamistes qui avait effectué une spectaculaire avancée dans la région d'Idleb (Nord-Ouest) l'an dernier.

« Situation stabilisée »

Pour Vassily Kachine, expert au Centre d'analyse sur les stratégies à Moscou, les forces du régime profitent de la livraison par la Russie d'armes plus perfectionnées, comme les chars T90 et des batteries d'artillerie modernes. À cela s'ajoutent le renseignement et les plans de bataille puisque plusieurs sites prorégime ont publié des photos d'officiers russes regardant les combats à la jumelle. « Aujourd'hui, la situation est stabilisée, le gouvernement ne risque plus de chuter, les troupes syriennes avancent, quoique lentement, et les négociations ont commencé – avec des changements dans les positions des participants, qui n'insistent plus sur le départ immédiat d'Assad. C'est la conséquence de l'opération militaire russe », estime Vassily Kachine.

« Le régime est à l'offensive », constate aussi Firas Abi Ali, expert à IHS Jane's Analysis. « Les insurgés, bien plus mal équipés, devront céder du territoire » mais « il reste à savoir si l'armée syrienne aura la capacité de conserver les positions prises en raison de son déficit d'hommes ». Pour M. Soltvedt, « les frappes russes continueront à jouer un rôle crucial, mais il est peu probable que l'armée récupère à court terme les gains réalisés par les rebelles en 2015 ». Le régime contrôle actuellement 30 % du territoire habité.

(Lire aussi : Sur la côte syrienne, vodka et "spasiba" pour accueillir les soldats russes)

Si l'armée a repris des positions stratégiques comme Salma, une partie des montagnes de Lattaquié et l'aéroport militaire de Kweires dans le sud d'Alep, ces gains territoriaux restent limités, à environ 400 km2, selon le géographe spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche. Et ils sont, selon lui, en bonne partie « dus aux renforts des milices chiites ». « L'objectif des Russes est de nettoyer les monts turkmène et Akrad, dans le Nord-Ouest, car les rebelles menacent directement leurs bases à Lattaquié », souligne cet expert du Washington Institute. « Ensuite, il s'agit de reprendre Alep car Bachar el-Assad veut rester président de la Syrie ; or la Syrie c'est la réunion d'Alep et de Damas. S'il règne seulement sur Damas, il n'est qu'un demi-président », insiste Fabrice Balanche.

« À terme, estime Firas Abi Ali, les Russes ont besoin d'aider les Syriens à couper les lignes d'approvisionnement des rebelles et à se réinstaller sur les frontières. Ceci nécessite la coopération des gouvernements jordanien et turc, ce qui est impossible sans un accord politique. »



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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"Les insurgés, bien plus mal équipés, devront céder du territoire, mais il reste à savoir si les bääSSyriens auront la capacité de conserver les positions prises en raison de leur déficit en hommes au lieu de leurs Sous-hommes. Il est peu probable qu'ils récupèrent les gains réalisés par les Révolutionnaires en 015. Ces bääSSyriens ne contrôle plus que 30 % du territoire habité." !
Hahahahahahaha ! Tout ça pour ça, bandes de RATS !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

L,ENTENDEMENT U.S./RUSSIE (CONNIVENCE) EST EN MARCHE... LES NEGOCIATIONS IRREVERSIBLES CAR AGREES PAR LES GRANDS ET PAR L,ONU... LES CHANGEMENTS DES REVENDICATIONS DU PEUPLE SYRIEN IRREVOCABLES AUSSI... ET PUISQU,IL Y AURA CHANGEMENTS IL Y AURA UN VAINQUEUR QUI LES A IMPOSES PAR SES SACRIFICES. ET... RIRONT TOUJOURS BIEN ET FORT QUI RIRONT LES DERNIERS... C,EST LA REGLE DU JEU !

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