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Liban - L’Éclairage

Blocage de la présidentielle et craintes d’une résurgence des tiraillements politiques

Nouhad Machnouk à son arrivée à Meerab. Photo Ani

La tournée entamée par le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, auprès des différents responsables politiques n'a rien à voir avec la présidentielle, mais se rapporte aux municipales, prévues en principe pour mai. Le ministre a pris bien soin de le préciser lundi, avant d'aller hier à la rencontre du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, avec qui il a quand même abordé le dossier de la présidentielle, mais pour lui faire part de ses objections à son éventuel appui à la candidature de Michel Aoun, chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, à la tête de l'État.


Le courant du Futur, auquel Nouhad Machnouk appartient, continue quant à lui de soutenir la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la tête de l'État. Pour les deux camps, il s'agit cependant de vœux pieux, car le dossier de la présidentielle est bel et bien bloqué. La dynamique lancée par l'initiative de Saad Hariri s'est tassée avec l'exacerbation du conflit irano-saoudien qui n'est pas près d'être réglé, de l'avis de plusieurs observateurs.


En dépit des nombreuses tentatives menées par des parties internationales pour contenir la tension qui prévaut au niveau des rapports entre Riyad et Téhéran depuis l'exécution par l'Arabie saoudite de l'uléma chiite opposant Nimr el-Nimr, le conflit irano-saoudien semble être parti pour durer, mais de sources diplomatiques arabes, on estime qu'il restera limité au niveau politique. Une guerre entre les deux demeure interdite, tout comme la fermeture des détroits de Bab el-Mandeb, entre la mer Rouge et le golfe d'Aden, et d'Ormuz, qui relie le golfe Persique au golfe d'Oman. Les deux États continueront de se livrer la guerre par pays arabes interposés, dont le Liban. Les déclarations incendiaires et les attaques verbales réciproques des responsables du Hezbollah et du courant du Futur ne sont que l'expression de la tension saoudo-iranienne, qui restera à son tour limitée au domaine médiatique. De mêmes sources, on se veut rassurant en écartant la possibilité de heurts sunnito-chiites au Liban.


Selon les visiteurs de Riyad, l'Arabie saoudite refuse obstinément de discuter avec l'Iran des dossiers des pays comme l'Irak, la Syrie, le Yémen, Bahreïn et même le Liban, partant du principe que Téhéran n'a pas à se mêler de leurs affaires et à se comporter comme s'il était responsable des chiites de ces États, contribuant ainsi à conférer un caractère confessionnel aux conflits qui émergent dans la région.


Le revirement du Hezbollah qui a durci sa position par rapport à la présidentielle, barrant la voie à toute possibilité de compromis, et laissant entendre qu'un retour de Saad Hariri à Beyrouth doit répondre aux conditions que posent le 8 Mars et non pas le 14 Mars, doit être interprété comme une réponse de l'Iran à la position saoudienne. Pratiquement, cela signifie que l'élection d'un président de la République au Liban n'est pas pour bientôt et qu'une reprise des tiraillements entre les deux camps adversaires locaux au sujet de dossiers conflictuels est à craindre. La question de savoir si le Conseil des ministres convoqué pour demain se tiendra se pose donc dès à présent. Déjà, le Courant patriotique libre laisse planer le doute sur la question.

 

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La tournée entamée par le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, auprès des différents responsables politiques n'a rien à voir avec la présidentielle, mais se rapporte aux municipales, prévues en principe pour mai. Le ministre a pris bien soin de le préciser lundi, avant d'aller hier à la rencontre du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, avec qui il a quand même abordé le dossier de la présidentielle, mais pour lui faire part de ses objections à son éventuel appui à la candidature de Michel Aoun, chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, à la tête de l'État.
Le courant du Futur, auquel Nouhad Machnouk appartient, continue quant à lui de soutenir la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la tête de l'État. Pour les deux camps, il s'agit cependant de vœux pieux, car le dossier...
commentaires (6)

Des peaux de crocodiles, on vous le dit ! Ils ne craignent Rien !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 04, le 14 janvier 2016

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Commentaires (6)

  • Des peaux de crocodiles, on vous le dit ! Ils ne craignent Rien !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 04, le 14 janvier 2016

  • C'est vrai que je ne m'attendais pas un tel degré de déchéance du 14 agonisant , pourtant je n'arrêtais pas d'en parler ! et comme ça on peut me publier ou bien vous réfléchissez encore !

    FRIK-A-FRAK

    15 h 01, le 13 janvier 2016

  • Si je comprends bien, c'est l'Iran par Hezbollah interposé qui interdit à Saad Hariri, un Libanais, de rentrer dans sa patrie. Comme si Nadim Gemayel interdirait à un Français habitant au Guatémala de rentrer en France sa patrie.

    Annie

    14 h 27, le 13 janvier 2016

  • Je suis celui qui a toujours prédit la déchéance du 14 évanescent , non pas que je sois prophète en mon pays , mais j'ai su évaluer les forces en présence et les principes avancés des 2 côtés . Le point faible du 14 évanescent est qu'il comptait exclusivement sur l'étranger pour des politiques locales mal adaptées aux situations réelles du pays . Le Liban c'est le Liban et les pays occidentaux sont des pays occidentaux , non pour critiquer un système par rapport à un autre , mais comment les 14 éva. pouvaient ils croire que leur parrain saoudo pouvait servir de garant de quoi que se soit au Liban ? absurde ! Alors que les 8 Mars , résistants de la 1ère heure sont des hommes de terrain , impliqués localement pour des politiques mieux adaptées au terroir . Et qui collent plus à l'ambiance moyen orientale . Admirable , de voir le 14 éva. traîner la langue pour un accord que le 8 Résistant ne leur accordera que lorsqu'ils auront bu la coupe jusqu'à la lie , sans même les autoriser à s'essuyer les lèvres .

    FRIK-A-FRAK

    14 h 04, le 13 janvier 2016

  • QUI DIT QUE LES TIRAILLEMENTS POLITIQUES C.A.D. ABRUTIQUES S'ÉTAIENT ARRÊTÉS FUT-CE POUR UN JOUR ? L'HÉBÉTUDE HABITE LES TÊTES VIDES DEPUIS PLUS DE DEUX DÉCENNIE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 02, le 13 janvier 2016

  • Le revirement du Hezbollah qui a durci sa position par rapport à la présidentielle, barrant la voie à toute possibilité de compromis, et laissant entendre qu'un retour de Saad Hariri à Beyrouth doit répondre aux conditions que posent le 8 Mars et non pas le 14 Mars, doit être interprété comme une réponse de l'Iran à la position saoudienne PEUT ON IMAGINER PIRE DECHEANCE ETHIQUE/POLITIQUE QUE CELLE DES FORCES DU 14 MARS REDUITES PAR LEUR LACHETEE A IMPLOREER LES FORCES DU 8 MARS D'ACCEPTER L'ELECTION DE L'UN DE LEURS AGENTS/MERCENAIRES A LA TETE DE L'ETAT? AVEC AU FINAL ,APRES LES RECENTES ESCARMOUCHES IRANO SAOUDIENNES ,LA NOUVELLE DEMISSION FORCEE DU FICTIF NOUVEAU CHEF DE GOUVERNEMENT HARAKIRI PAR TIERS DE BLOCAGE INTERPOSEE ET RETOUR DE TYPES COMME MIKATI QUE DEVIENDRAIT ALORS LE LIBAN? IL RETOMBERAIT TOUT SIMPLEMENT/BETEMENT SOUS LA COUPE DE LA NOUVELLE TROIKA COMPOSEE EXCLUSIVEMENT DES FORCES DU 8 MARS:AOWWOUN OU FRANGIEH A LA TETE DE L'ETAT EN REMPLACANTS DES JOYEUX LASCARS LAHOUD/SLEIMAN,BERRY TOUJOURS PRESIDENT A VIE DU PARLEMENET ET NAGIB MIKATI CHEF DU GOUVERNEMENT AVEC AU FINAL LA REMISE SUR LE TAPIS DU PROJET DE GENOCIDE DES FORCES DU 14 MARS ANNONCEE PRECDEMMENT PAR LE CLOWN WIAMM WAHHAB. PAUVRES MARTYRS DE LA REVOLUTION DU CEDRE TRAHIE PAR SES CHEFS DE FILE MARONITES ET SUNNITES.

    Henrik Yowakim

    04 h 37, le 13 janvier 2016

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