À l'issue de sa réunion hebdomadaire, présidée par l'ancien Premier ministre Fouad Siniora, le bloc parlementaire du Futur a souligné l'échec de la 34e tentative d'élection présidentielle mais a renouvelé l'espoir de mettre un terme « le plus tôt possible » à la vacance présidentielle qui perdure.
C'est, selon le communiqué du bloc, « le seul moyen de permettre aux institutions de retrouver leur rôle et leur place. Cela permettra aussi à la vie quotidienne de reprendre son cours normal et de stopper l'effondrement actuel. Cela permettra au pays de se redresser et de prospérer. Les Libanais et le Liban pourront ainsi espérer sortir du gouffre dans lequel ils se trouvent actuellement, notamment au niveau financier, politique et social ».
Dans ce contexte, le bloc a une nouvelle fois fait assumer « la pleine et entière responsabilité » de la vacance présidentielle « au Courant patriotique libre, au Hezbollah, et à toute partie que l'Iran aurait créée ».
Le communiqué a également souligné le danger que représente l'attachement du Hezbollah – avec le soutien de l'Iran – à la logique des armes illégales et « sa volonté d'imposer aux Libanais une logique totalitaire (...) ».
Et de poursuivre : « En se fondant sur sa profonde connaissance du Liban et de la formule unique sur laquelle est basée la coexistence et fort de sa foi en un État laïc, le bloc estime que la seule solution permettant de résoudre les conflits demeurent le dialogue et la communication avec l'ensemble des composantes internes ».
Pour le courant du Futur, « la poursuite du blocage du travail gouvernemental paralyse les intérêts du pays ». C'est pourquoi il est nécessaire pour toutes les parties de « retrouver le chemin de l'État, de se soumettre aux conditions de l'État et non à celles d'une quelconque partie, quelle qu'elle soit (...) Quiconque pose des conditions rédhibitoires et pratique du chantage est en fait en train de perpétrer un crime contre le Liban, les Libanais et leurs intérêts ». Le bloc a ainsi souligné l'importance des pertes économiques et financières qu'enregistre en ce moment le Liban, notamment sur le plan de la croissance. Seule la redynamisation des institutions gouvernementales et du travail du gouvernement pourra « donner au secteur socio-économique l'attention qu'il mérite ».
L'attachement diplomatique du Liban à l'arabité
Le bloc du Futur s'est ensuite attardé sur la récente prise de position diplomatique du Liban lors de la récente réunion extraordinaire de la Ligue arabe.
« La politique étrangère du Liban est historiquement fondée sur l'adhésion à la voix majoritaire arabe et aux côtés des pays arabes contre toute agression ou ingérence à leur égard ». « Pour ces raisons, le bloc se désole de la prise de position adoptée par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, lors de la réunion de la Ligue arabe au Caire qui n'a pas clarifié la position constante du Liban condamnant les agressions subies par les consulats saoudiens à Téhéran et Machhad et rejetant l'agression et l'ingérence dans les affaires du Bahreïn ». Le Futur a réitéré dans ce cadre la nécessité de conserver une position « conforme à ce qui a été stipulé dans la déclaration de Baabda (2012) ».
« Ne pas s'aligner de manière claire sur la position arabe n'est pas une sage décision à l'aune des circonstances critiques dans la région », a ajouté le communiqué. « C'est là une mesure qui place le Liban à la merci des intérêts du régime syrien et de l'axe iranien qui œuvre pour atteindre ses objectifs dans la région ».


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09 h 26, le 14 janvier 2016