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Moyen Orient et Monde - Analyse

Les fragiles tentatives de solution en Syrie compromises par l’escalade entre Riyad et Téhéran

Les principaux acteurs diplomatiques du dossier syrien, dont les USA, la Russie et les deux rivaux iranien et saoudien, discutent à Vienne des possibilités de règlement politique du conflit qui fait rage depuis plus de quatre ans. Archives/AFP

La crise entre Riyad et Téhéran, deux protagonistes majeurs du conflit syrien, menace la poursuite du très fragile processus laborieusement mis en œuvre par la communauté internationale pour tenter de trouver une solution politique à cette guerre.
« Le conflit irano-saoudien aura certainement un impact négatif » sur ce processus, a déploré hier Samir Nashar, un membre de l'opposition syrienne en exil. Prévues pour fin janvier à Genève, les négociations sous l'égide de l'Onu entre représentants du régime de Damas et de l'opposition syrienne étaient déjà hypothétiques.
Elles « s'annonçaient déjà difficiles, presque impossibles, et le conflit entre l'Arabie saoudite et l'Iran ne fera que durcir les positions », a encore dit ce responsable de la Coalition nationale syrienne.
En Syrie, l'Iran soutient le régime de Bachar el-Assad et a envoyé des milliers de « conseillers militaires » sur le terrain, tandis que Riyad a juré la chute du président syrien, et appuie financièrement et militairement des groupes rebelles, notamment salafistes.


(Repère : L'histoire troublée des relations entre Riyad et Téhéran)

 

Crise inextricable
Dans cette crise syrienne déjà inextricable, tant par le nombre des acteurs impliqués que par les intérêts en jeu de chacun, « la rivalité irano-saoudienne a été un des éléments moteurs dès le départ », et son exacerbation risque d'affecter les efforts en vue d'un règlement politique, estime Yezid Sayigh, associé au centre de réflexion Carnegie Middle East Center.
La crise entre Riyad et Téhéran « annihile quelques-uns des progrès réalisés au cours des dernières semaines pour amener l'Arabie saoudite, l'Iran et leurs affidés à avoir des discussions directes », renchérit le centre de réflexion new-yorkais Soufan Group.

Au cours de deux réunions internationales à Vienne en octobre et novembre, tous les acteurs impliqués dans le conflit syrien, soutiens arabes et occidentaux de l'opposition d'un côté, alliés russe et iranien de Damas de l'autre, se sont retrouvés pour la première fois autour de la table de négociation.
À cette occasion, des diplomates occidentaux ont constaté la profondeur de la méfiance entre Saoudiens et Iraniens, évoquant par exemple une passe d'armes entre le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et son homologue saoudien Adel al-Jubeir à propos de la définition des « terroristes ». « Mais au moins se parlent-ils », se félicitait une de ces sources. C'était avant la rupture des relations diplomatiques.
« On avait progressé avec ce retour à la table de (négociation) tous les protagonistes, et la résolution de l'Onu permettait de marquer l'engagement de la communauté internationale. Il est capital de maintenir la négociation, mais le processus est encore plus fragilisé », s'inquiète une source proche du dossier.

 

(Repère : Entre sunnites et chiites, les divisions remontent à loin)



Pour le chercheur Karim Bitar, « cette escalade va encore compliquer toute perspective d'avancée en Syrie, deux semaines après la mort de Zahran Allouche », un puissant chef rebelle soutenu par Riyad, qui avait accepté le principe de négociations intersyriennes et qui a été tué dans un raid aérien revendiqué par le régime.
Inquiets de l'escalade et soucieux de préserver des chances de règlement politique, aussi ténues soient-elles, en Syrie et au Yémen, Washington, Paris, Rome et Berlin ont appelé à l'apaisement. « Il ne fait aucun doute que le règlement des crises (en Syrie et au Yémen) et d'autres crises ne peut être trouvé que si la puissance sunnite qu'est l'Arabie saoudite et l'Iran chiite sont prêts à faire un pas l'un vers l'autre », a résumé hier Berlin.

 

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La crise entre Riyad et Téhéran, deux protagonistes majeurs du conflit syrien, menace la poursuite du très fragile processus laborieusement mis en œuvre par la communauté internationale pour tenter de trouver une solution politique à cette guerre.« Le conflit irano-saoudien aura certainement un impact négatif » sur ce processus, a déploré hier Samir Nashar, un membre de l'opposition...

commentaires (7)

Les fragiles tentatives de solution en Syrie compromises par l’escalade entre Riyad et Téhéran LA SOLUTION EN SYRIE NE PEUT ADVENIR QU'AVEC LA DISSOLUTION DE LA SYRIE DANS LE CROISSANT CHIITE CUISINEE PAR LES ETATS UNIS

Henrik Yowakim

19 h 23, le 07 janvier 2016

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Commentaires (7)

  • Les fragiles tentatives de solution en Syrie compromises par l’escalade entre Riyad et Téhéran LA SOLUTION EN SYRIE NE PEUT ADVENIR QU'AVEC LA DISSOLUTION DE LA SYRIE DANS LE CROISSANT CHIITE CUISINEE PAR LES ETATS UNIS

    Henrik Yowakim

    19 h 23, le 07 janvier 2016

  • L,ECRITURE DES FABLES OU DES ILLUSIONS NE SERT A RIEN...

    CENSURE + BOURDES DE LA DAME = FUITE DES ABONNES.

    12 h 55, le 05 janvier 2016

  • IL EST VRAI QU,ON PARLE DES DEUX FACES DE LA MEME MONNAIE... MAIS UNIQUEMENT EN CE QUI CONCERNE LES MOEURS ET LES LOIS... CAR... ON N,A JAMAIS VU LES SAOUDITES AVEC DES REVES D,HEGEMONIE REGIONALE... AU CONTRAIRE ILS N,AVAIENT JAMAIS CREE ET ARME DES MILICES RELIGIEUSES DANS AUCUN PAYS DE LA REGION (SINON EN REACTION POUR CONTRECARRER ET DEFENDRE LES PAYS VICTIMES DES INTERVENTIONS PERSES) ET ONT TOUJOURS AIDER PAR TOUS LES MOYENS LES PAYS ARABES ET FRERES... SYRIE COMPRISE...

    CENSURE + BOURDES DE LA DAME = FUITE DES ABONNES.

    12 h 19, le 05 janvier 2016

  • Je pense qu'il est grand temps que Scarlett intervienne pour nous expliquer sérieusement ce qui se passe en réalité ! Et sur la nouvelle situation Iran NPR / enfant de saoud! Et Sur le coup de la résistace du hezb à Chebaa !

    FRIK-A-FRAK

    11 h 03, le 05 janvier 2016

  • Le Liban finira par avoir a paix et la prospérité tel que ses vrais fils l’espère et le veulent. Ni comme le désire le Wahhabisme, ni le Fakihisme, ni l'Arabisme, ni même le Sionisme... Attendez et voyez venir... La patience est le maître mot!

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 14, le 05 janvier 2016

  • Plus le conflit s’étend dans le temps plus les protagonistes s'affaiblissent, plus le Liban a la paix. Le bon Dieu fait bien les choses. Tous, sans exceptions, d'une manière ou d'une autre, nous ont fait souffrir pendant près de 40 ans, a présent ils vont payer le tribu de leurs erreurs envers le Liban. La fin ne sera bénéfique qu'au Liban qui finira par voir la lumière de la paix et de la prosperite tel q

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 12, le 05 janvier 2016

  • Les fragiles tentatives de solution en Syrie compromises par l’escalade entre Riyad et Téhéran L'ESCALADE ENTRE RIYAD ET TEHERAN NE PEUT AVOIR AUCUNE INFLUENCE POSITIVE OU NEGATIVE SUR LA SOLUTION EN SYRIE TOUTE TENTATIVE DE SOLUTION DE LA CRISE SYRIENNE RESTERA FORMELLE OU VAINE SI ELLE N'EST PRECEDEE PAR SOIT 1 :L'EMBARGO SUR LES ARMES A DESTINATION DU REGIME CRIMINEL 2 :L'ARRET DES BOMBARDEMENTS RUSSES CONTRE LES CIBLES CIVILES PRESENTEES COMME "TERRORISTES" 3:L'INSTALLATION DE ZONES D'EXCLUSION AERIENNE 4:ET SI LES CONDIIONS PRECEDENTES SONT IGNOREES L'ENVOI DE MISSILES SOLAIR STINGER AUX COMBATTANTS DE LA LIBERTE SYRIENS COMME LES AMERICAINS L'ONT FAIT EN AFFGHANISTAN POUR BUITERE LES ENVAHISSEURS RUSSES HORS DU PAYS 5: LA RUPTURE DES RELATIONS DIPLOMATIQUES DES PAYS SUNNITES AVEC LA RUSSIE DEVENUE NOUVELLE ISRAEL BISSE COMME TOUTES CES CONDITIONS SONT REFUSSEES PAR LES AMERICAINS LA CRISE SYRIENNE RESTERA CONSDAMNEE A DURER DES ANNEES ET DES ANNEES DE PLUS

    Henrik Yowakim

    04 h 15, le 05 janvier 2016

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