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Moyen Orient et Monde - Crise Diplomatique

Les alliés de l’Arabie saoudite font bloc contre l’Iran

Kerry s'est entretenu hier avec ses homologues iranien et saoudien pour presser les deux pays à faire baisser les tensions.

Le ministre des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, à Riyad. Faisal al-Nasser/Reuters

Les vives tensions entre l'Iran chiite et ses voisins arabes sunnites ont franchi un nouveau seuil hier, l'Arabie saoudite et ses alliés rompant ou réduisant leurs relations diplomatiques avec Téhéran après une crise déclenchée par l'exécution d'un dignitaire chiite.
Bahreïn et le Soudan ont, comme Riyad, annoncé la rupture de leurs relations avec l'Iran. Les Émirats arabes unis ont, eux, rappelé leur ambassadeur à Téhéran et réduit les liens diplomatiques. La Mauritanie a pour sa part dénoncé hier « les actes de vandalisme » contre des représentations diplomatiques saoudiennes en Iran, après l'exécution par Riyad d'un dignitaire chiite saoudien pour « terrorisme », dans un communiqué du ministère mauritanien des Affaires étrangères.

Craignant une escalade aux conséquences imprévisibles, la Russie, se disant « profondément préoccupée », a indiqué être « prête à soutenir » un dialogue entre Riyad et Téhéran, deux pôles d'influence dans la région tourmentée du Proche-Orient. Les États-Unis, alliés des Saoudiens mais qui se sont aussi rapprochés des Iraniens à la faveur de l'accord sur le nucléaire conclu en juillet, ont eux souhaité « des mesures positives pour calmer les tensions ». Le secrétaire d'État américain John Kerry s'est entretenu hier avec ses homologues iranien et saoudien pour presser les deux pays de faire baisser les tensions.
La France et l'Allemagne ont également plaidé pour une désescalade, et Berlin a prévenu Riyad qu'il risquait de se montrer plus restrictif dans ses exportations d'armes vers l'Arabie saoudite.


(Repère : L'histoire troublée des relations entre Riyad et Téhéran)


Même le football
La nouvelle crise a éclaté samedi avec l'exécution par Riyad du dignitaire chiite Nimr el-Nimr, critique du pouvoir saoudien, avec 46 autres personnes condamnées pour « terrorisme », dont la majorité pour des attentats attribués au réseau extrémiste sunnite el-Qaëda.
Condamné à mort en 2014 pour « terrorisme », « sédition », « désobéissance au souverain » et « port d'armes », le cheikh Nimr avait été la figure de proue de la contestation qui avait éclaté en 2011, dans la foulée du printemps arabe, dans l'est saoudien où vit la minorité chiite. Le frère du cheikh, Mohammad, a « condamné » les attaques contre les représentations saoudiennes et a par ailleurs demandé que le corps de son frère soit rendu à la famille.
L'exécution a provoqué une guerre de mots entre Téhéran et Riyad, et des manifestations de colère parmi la communauté chiite dans plusieurs pays, dont l'Iran où les représentations saoudiennes ont été attaquées, l'Irak, le Liban, Bahreïn ainsi que le Pakistan et le Cachemire indien.

 

(Repère : Entre sunnites et chiites, les divisions remontent à loin)



Dimanche soir, l'Arabie saoudite a annoncé « la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Iran et exigé le départ sous 48h des membres de la représentation diplomatique iranienne ». Hier, en conséquence, l'Autorité de l'aviation civile du royaume a annoncé l'interruption de toutes les liaisons aériennes avec la République islamique.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a fustigé hier l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, pour « (...) avoir comploté en vue de faire baisser les prix ». L'Iran accuse Riyad d'avoir joué un rôle primordial dans la baisse des prix du brut en maintenant un niveau de production très élevé.
La crise diplomatique a même touché le sport, les clubs saoudiens participant à la Ligue des champions d'Asie ayant demandé à jouer contre les clubs iraniens en terrain neutre et non en Iran.

 

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Les vives tensions entre l'Iran chiite et ses voisins arabes sunnites ont franchi un nouveau seuil hier, l'Arabie saoudite et ses alliés rompant ou réduisant leurs relations diplomatiques avec Téhéran après une crise déclenchée par l'exécution d'un dignitaire chiite.Bahreïn et le Soudan ont, comme Riyad, annoncé la rupture de leurs relations avec l'Iran. Les Émirats arabes unis ont, eux, rappelé leur ambassadeur à Téhéran et réduit les liens diplomatiques. La Mauritanie a pour sa part dénoncé hier « les actes de vandalisme » contre des représentations diplomatiques saoudiennes en Iran, après l'exécution par Riyad d'un dignitaire chiite saoudien pour « terrorisme », dans un communiqué du ministère mauritanien des Affaires étrangères.Craignant une escalade aux conséquences imprévisibles, la Russie, se...
commentaires (3)

Concours entre egorgeurs....

Avette

20 h 33, le 05 janvier 2016

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Commentaires (3)

  • Concours entre egorgeurs....

    Avette

    20 h 33, le 05 janvier 2016

  • LES EXECUTIONS SURTOUT D,OPPOSANTS EN IRAN... CHAQUE ANNEE... DEPASSENT ASTRONOMIQUEMENT LE NOMBRE DE CELLES DE LA SAOUDITE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 53, le 05 janvier 2016

  • Les alliés ? ah bon ! lesquels ? Bahreïn soudan Mauritanie hahahahah ! !! les enfants de saoud vont faire les fonds de tiroir même parmi leurs alliés. .. parce qu'ils ont déjà commencé à faire les fonds de tiroir de leur économie.

    FRIK-A-FRAK

    18 h 03, le 05 janvier 2016

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