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Sport - Golf - Focus

Jordan Spieth reprend le flambeau abandonné par Tiger Woods

La nouvelle coqueluche des greens a fini l'année à la 1re place mondiale. Et selon certains, ce n'est que le début de « son » ère.

À seulement 22 ans et après juste trois saisons sur le circuit professionnel, Jordan Spieth a pris le pouvoir sur les greens et marqué l’année 2015 au fer rouge. Photo AFP

À seulement 22 ans, Jordan Spieth a pris le pouvoir sur les parcours de golf du monde entier, désertés par l'ancien n° 1 mondial Tiger Woods, trahi par son dos et en plein doute sur son avenir.
Après trois saisons sur le circuit professionnel où il s'est fait, sans bruit, un nom, Spieth a marqué l'année 2015 au fer rouge : il a fait main basse sur cinq trophées, décroché quelques records de précocité et amassé plus de vingt-deux millions de dollars en gains, du jamais-vu en une année... Le Texan a dominé deux des quatre tournois majeurs de l'année, le Masters d'Augusta et l'US Open, avant de passer à côté – au regard de sa phénoménale saison 2015 – du British Open (classé 4e) et de finir en beauté avec la 2e place du championnat PGA.
La nouvelle coqueluche du sport américain et des annonceurs a logiquement fini l'année à la première place mondiale. Et à entendre les observateurs, ce n'est que le début de l'ère Spieth. « C'est un vieux briscard dans un corps de jeune. Son jeu est complet et il a une maturité étonnante pour son âge, rien ne semble le déstabiliser », admire l'Australien Greg Norman, double vainqueur du British Open.

« La meilleure chose qui soit... »
Spieth a tout pour durer : un physique de jeune premier, du sang-froid et les pieds sur terre, grâce notamment à sa sœur Ellie, une adolescente autiste. « Ellie est certainement la meilleure chose qui soit arrivée à notre famille. Elle me permet de mettre les choses en perspective et de me rendre compte que j'ai de la chance d'être sur le circuit », a-t-il ainsi expliqué après sa victoire au Masters en avril.
Spieth a aussi des rivaux pour briller : son ébouriffant duel avec Jason Day lors du championnat PGA, que l'Australien a fini par remporter, a tenu en haleine pendant quatre jours la planète golf. Les deux joueurs ont pris tour à tour les commandes du classement mondial, abandonnées par Rory McIlroy. À 26 ans, le Nord-Irlandais, dont la saison a été perturbée par une blessure à la cheville gauche survenue en jouant au football, ne devrait pas se contenter en 2016 du rôle de figurant, en arrière-plan du choc attendu entre Spieth et Day.
Woods par contre n'a plus ni l'âge, ni le physique, ni la confiance pour se mêler à cette lutte entre « jeunots ». À 40 ans – son anniversaire était hier –, le joueur de golf le plus célèbre de la planète sort de deux saisons calamiteuses : cette année, il affiche pour meilleur résultat sa 10e place au Wyndham Championship fin août, sa dernière apparition sur le circuit, et a fini l'année au 400e rang mondial.
Pire encore, le « Tigre » ne sait toujours pas quand – ou si – il pourra reprendre la compétition en 2016. L'Américain, vainqueur de 14 titres du grand chelem, a été opéré trois fois du dos en 19 mois et commence à se faire à l'idée qu'il arrive en bout de course. « Je ne veux pas arrêter de jouer, ce n'est vraiment pas ce que je veux et ce n'est pas ce que je prévois », a-t-il expliqué dans un long entretien au magazine Time début décembre. « Mais si cela devait arriver, j'accepterais la situation (...) J'ai accompli beaucoup plus de choses dans ce sport que ce que j'avais anticipé », a admis le joueur aux 79 titres professionnels.
(Source : AFP)

À seulement 22 ans, Jordan Spieth a pris le pouvoir sur les parcours de golf du monde entier, désertés par l'ancien n° 1 mondial Tiger Woods, trahi par son dos et en plein doute sur son avenir.Après trois saisons sur le circuit professionnel où il s'est fait, sans bruit, un nom, Spieth a marqué l'année 2015 au fer rouge : il a fait main basse sur cinq trophées, décroché quelques records de précocité et amassé plus de vingt-deux millions de dollars en gains, du jamais-vu en une année... Le Texan a dominé deux des quatre tournois majeurs de l'année, le Masters d'Augusta et l'US Open, avant de passer à côté – au regard de sa phénoménale saison 2015 – du British Open (classé 4e) et de finir en beauté avec la 2e place du championnat PGA.La nouvelle coqueluche du sport américain et des annonceurs a logiquement...
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