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Économie - Marché De L’Immobilier

Que retenir de 2015 ? Qu’attendre de 2016 ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'année 2015 aura été morose pour le marché immobilier à Beyrouth. La majorité des indicateurs ne sont pas en forme : le nombre des permis de construire et des transactions décroît, les délais de vente s'étirent, les livraisons de ciment déclinent et les prix des appartements sont en baisse.
Les chiffres ne sont guère encourageants. Le contraire aurait été étonnant dans le contexte politique local (absence de président de la République et un gouvernement quasi paralysé) et la situation sécuritaire régionale (guerre en Syrie).
Toutefois, malgré de nombreux signes négatifs, le marché ne s'est pas effondré. Même si elle est en baisse, la demande existe et les promoteurs continuent à proposer de nouveaux produits, bien que les invendus s'accumulent.
L'année 2015 a confirmé la réduction des surfaces des appartements. La moyenne à Beyrouth est de 238 m2. Afin de coller le plus possible à la demande, les promoteurs proposent des produits de plus en plus petits. Avec une moyenne au premier étage de 3 720 dollars le m2, l'appartement moyen en construction à Beyrouth atteint 885 000 dollars avant les marges de négociation.
La seule bonne nouvelle est que la correction des prix s'est accélérée en 2015. Si les prix affichés n'ont baissé que de 1 %, les promoteurs et les propriétaires montrent très vite leur flexibilité et accordent de plus en plus facilement des réductions.
Ainsi, le prix du m2 flanche dans presque tous les quartiers de Beyrouth. Naturellement, les plus grandes surfaces au-delà de 350-400 m2 sont les plus à la peine. Les propriétaires doivent au moins afficher des ristournes de 20 % pour espérer aguicher un client potentiel. Mais les petites superficies dans des immeubles bas de gamme sont également boudées. Les acheteurs ne sont pas dupes et ne sont pas intéressés par des produits avec des défauts.
Aussi, le grand vainqueur de l'année 2015 reste l'acheteur qui n'a jamais été aussi à l'aise qu'aujourd'hui. La chasse aux bonnes affaires bat son plein. L'évolution du marché depuis quelques années joue pour lui. Le nombre de produits en construction et d'invendus permet aux candidats à l'achat d'avoir une large panoplie d'options. Conscient qu'il est en position de force, l'acheteur prend son temps pour négocier.
Pour 2016, sans surprise, le marché dépendra de l'évolution politique locale. C'est la grande inconnue ! Il est évident que l'élection d'un nouveau président et la formation d'un nouveau gouvernement seront les bienvenues pour enrayer la lente dégradation du marché, pour redonner confiance aux acheteurs et pour freiner la chute des prix. Dans le cas contraire, 2016 risque d'être bien maussade.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910

www.ramcolb.com

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'année 2015 aura été morose pour le marché immobilier à Beyrouth. La majorité des indicateurs ne sont pas en forme : le nombre des permis de construire et des transactions décroît, les délais de vente s'étirent, les livraisons de ciment déclinent et les prix des appartements sont en baisse.Les chiffres ne sont guère encourageants. Le contraire aurait été étonnant dans le contexte politique local (absence de président de la République et un gouvernement quasi paralysé) et la situation sécuritaire régionale (guerre en Syrie).Toutefois, malgré de nombreux signes négatifs, le marché ne s'est pas effondré. Même si elle est en baisse, la demande existe et les promoteurs continuent à proposer de nouveaux produits, bien que les invendus s'accumulent.L'année 2015 a confirmé la...
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