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Économie - Financement Du Terrorisme

Selon Paris, la résolution de l’Onu vise « explicitement » l’EI

Le projet de résolution de l'Onu, qui sera soumis aujourd'hui au Conseil de sécurité de l'Onu, vise « explicitement » l'organisation État islamique et son financement par le pétrole, et compte sur la « pression internationale » pour pousser les États à s'attaquer à ce problème, sous peine de sanctions, a indiqué hier à l'AFP le ministre français des Finances, Michel Sapin.
Le Conseil de sécurité adressera avec cette résolution « un message politique très ferme, très fort : la lutte contre le financement du terrorisme est l'une des priorités de l'ensemble des membres des Nations unies, et chaque État devra mettre en œuvre les mesures nécessaires », a déclaré le ministre dans un entretien dans son bureau à Bercy. « À la demande de la France et en lien très étroit (avec Paris) » après les attentats du 13 novembre, les États-Unis, qui assurent en décembre la présidence tournante du Conseil de sécurité, ont mis sur pied cette réunion, à laquelle participeront pour « la première fois » les ministres des Finances des 15 États membres, a-t-il souligné.
Le texte, qui s'appuie sur une résolution antérieure concernant el-Qaëda, « sera étendu explicitement à Daech (et) permettra tout particulièrement de viser le gel des avoirs qui seraient d'une manière ou d'une autre tirés du trafic du pétrole », a révélé M. Sapin. « De même, il sera demandé une vigilance toute particulière aux États sur le trafic d'œuvres d'art qui peut alimenter de grands mouvements comme Daech », a-t-il ajouté.
Le ministre des Finances, qui a fait de la traque contre le financement du terrorisme l'un de ses principaux objectifs depuis les attentats de janvier à Paris, est convaincu que les 15 membres du Conseil de sécurité approuveront le texte à l'unanimité. « Je ne vois pas quel pays pourrait s'opposer en quelque sorte à ce que l'on soit efficace dans la lutte contre le financement du terrorisme », a-t-il affirmé. Selon lui, les cinq membres permanents (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), qui ont un droit de veto, se montrent « extrêmement fermes dans la mise en œuvre des standards nécessaires ».

Pression internationale
Selon lui, « la question sera donc : "Est-ce que tous les pays font ce qu'il faut pour lutter contre le financement du terrorisme ?" »
La résolution de l'Onu constitue « un support juridique » pour que les pays prennent leurs dispositions. La communauté internationale devra ensuite vérifier que chaque État applique les mêmes mesures.
Cette mission de surveillance reviendra au Groupe d'action financière (Gafi), un organisme intergouvernemental basé à Paris et chargé de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Le Gafi « passe en revue chaque pays », a rappelé M. Sapin. « Chaque pays sera ainsi soumis à un examen pour savoir s'il a bien pris toutes les mesures nécessaires pour lutter efficacement contre le financement du terrorisme », a-t-il détaillé. « Et c'est là où la pression internationale, la force du message politique qui sera adressé au monde seront déterminantes », a estimé le ministre. « Aucun pays ne pourra rester de côté. Aucun pays ne pourra paraître indulgent avec le financement du terrorisme, sinon il sera sur une liste et montré du doigt », a-t-il affirmé. « À partir de ce moment-là, des sanctions peuvent être prises contre ces pays », a prévenu le ministre.

(Source : AFP)

Le projet de résolution de l'Onu, qui sera soumis aujourd'hui au Conseil de sécurité de l'Onu, vise « explicitement » l'organisation État islamique et son financement par le pétrole, et compte sur la « pression internationale » pour pousser les États à s'attaquer à ce problème, sous peine de sanctions, a indiqué hier à l'AFP le ministre français des Finances, Michel Sapin.Le Conseil de sécurité adressera avec cette résolution « un message politique très ferme, très fort : la lutte contre le financement du terrorisme est l'une des priorités de l'ensemble des membres des Nations unies, et chaque État devra mettre en œuvre les mesures nécessaires », a déclaré le ministre dans un entretien dans son bureau à Bercy. « À la demande de la France et en lien très étroit (avec Paris) » après les...
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