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Économie

Au « Davos » technologique de la BDL, l’écosystème libanais se met sur son 331

Conférence

La seconde édition du BDL Accelerate, inaugurée hier, a permis aux entrepreneurs locaux d'échanger avec des professionnels venus du monde entier.

11/12/2015

Près de 6 000 participants, une centaine d'intervenants venus de tous les continents, la quasi-totalité des grandes banques locales et le gratin des start-up libanaises... Pour sa seconde édition, inaugurée hier au Forum de Beyrouth, le BDL Accelerate a transformé l'essai de l'année dernière. Sorte de « Davos » technologique libanais, cette manifestation de deux jours – la seule du genre à être organisée par une banque centrale – vise à promouvoir et consolider les initiatives – fonds d'investissements dédiés, d'accélérateurs de start-up, de programmes de formation, etc. – favorisant l'émergence d'un écosystème numérique local. Une vitrine pensée en complément de sa désormais célèbre circulaire n° 331 qui permet aux banques d'investir à moindre risque dans le capital de sociétés œuvrant dans l' « économie de la connaissance », à travers un mécanisme garantissant 75 % des fonds injectés par les banques dans ce cadre.

Bourse électronique
« La circulaire 331 a créé une synergie entre le secteur financier et l'économie numérique, et nous allons continuer à soutenir financièrement ce secteur sur le long terme (car) lorsque nous supportons les PME, nous visons à créer des emplois », résume dès l'ouverture le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé. « Avec cette circulaire, la Banque du Liban a pavé la voie pour initier un changement vers une économie basée sur la connaissance. D'autant plus que le Liban est extrêmement riche en termes de ressources humaines, son plus gros challenge étant aujourd'hui de leur donner une bonne raison de rester dans le pays », abonde l'ambassadeur de France au Liban, Emmanuel Bonne.
Côté nouveautés, la principale annonce a été une confirmation : la création en 2016 d'une Bourse électronique pour les PME. « Notre but est de créer de la liquidité qui servira aux start-up et aux PME via une plateforme électronique gérée par l'Autorité des marchés de capitaux », déclare M. Salamé. Une autre voie alternative au financement par crédit et, surtout, un moyen de permettre aux start-up d'envisager des reventes visant également le grand public. « J'espère qu'un jour, nous entendrons parler d'une success story qui rendra fiers tous les Libanais et vous rendra riches », conclut-il. De son côté, M. Bonne a annoncé que des démarches avaient été initiées avec la BDL pour la création d'une structure institutionnelle franco-libanaise, un peu à la manière du UK Lebanon Tech Hub (UKLTH) annoncé lors du BDL Accelerate 2014 par son homologue britannique Tom Fletcher. « Les détails ne sont pas arrêtés, mais la philosophie du projet consiste essentiellement à soutenir et former le capital humain libanais sur place plutôt que de prendre les meilleurs talents », a-t-il glissé à L'Orient-Le Jour. Côté investisseurs, seul le Berytech Fund II a annoncé de nouvelles participations ; le fonds Impact de MEVP ayant, lui, choisi de communiquer les siennes la veille (voir encadré).

Rivaliser avec les plus grands
Tous les professionnels présents s'accordent en tout cas à considérer que le développement de l'écosystème libanais est sur la bonne voie. « L'écosystème libanais croît très vite et a les capacités pour rivaliser avec les champions mondiaux. Pour atteindre le haut du panier, il faut que nos entrepreneurs rodent leurs ressources techniques, financières et humaines », affirme Maroun Chammas, PDG de l'incubateur Berytech.
Mais start-up et banques ne peuvent tout faire, et de l'avis quasi unanime, il reste encore au pays du Cèdre à régler certains de ses dysfonctionnements chroniques. « L'un des principaux ingrédients qui manquent encore à l'écosystème est l'installation de la fibre optique », relève l'ancien ministre des Télécoms Nicolas Sehnaoui, désormais président de l'UKLTH. « Il est urgent de résoudre le problème des infrastructures, et l'accès à Internet et à l'électricité », renchérit Paul Chucrallah, directeur du Berytech Fund II.

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