Le discours de Joe Biden a été ovationné par les députés ukrainiens. Valentyn Ogirenko/Reuters
Le vice-président américain Joe Biden a menacé, hier, la Russie de lui faire payer davantage son « agression » contre l'Ukraine si elle perdure et a appelé les autorités pro-occidentales de Kiev à ne pas rater leur chance « historique » de réformer le pays.
Dans un discours très attendu d'une quarantaine de minutes devant le Parlement ukrainien, M. Biden a estimé que chacun en Ukraine « devait relever ce défi historique et enfin bâtir une nation ukrainienne unie et démocratique qui passera l'épreuve du temps », presque deux ans après le soulèvement pro-européen du Maïdan. M. Biden a en outre réaffirmé le soutien des États-Unis à l'Ukraine face à la Russie, accusée d'armer les séparatistes et d'avoir déployé ses troupes dans l'est de l'Ukraine, où plus de 8 000 personnes ont péri en 20 mois, assurant que le « coût imposé à Moscou » allait augmenter si « l'agression russe perdurait ». « Les sanctions ne peuvent pas être allégées tant que la Russie ne remplira tous ses engagements » dans le cadre des accords de paix de Minsk, a-t-il prévenu. « Les États-Unis ne reconnaissent pas et ne reconnaîtront jamais la tentative de la Russie d'annexer la Crimée », a-t-il encore martelé. Ses propos ont été accueillis par une ovation des députés ukrainiens.
Les Ukrainiens doivent procéder à une révision de la Constitution afin de donner davantage d'autonomie aux territoires rebelles et organiser des élections locales dans cette zone. Ces mesures provoquent de vifs débats en Ukraine, où elles sont considérées comme un moyen de légaliser de facto le séparatisme et de déstabiliser le reste du pays. « La réforme constitutionnelle et la décentralisation ne portent pas atteinte à votre souveraineté. C'est un pas important pour construire une nouvelle nation forte et pour l'avenir du pays en Europe », a insisté M. Biden.
(Source : AFP)


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