Jack Warner (en costume) a été suspendu à vie de toute activité liée au football le 29 septembre dernier. Alva Viarruel/AFP
L'audience sur la demande d'extradition vers les États-Unis de Jack Warner, ancien vice-président de la Fifa, suspendu à vie pour corruption, a été reportée au 19 février prochain. Les avocats de Warner et les représentants du ministère public de Trinité-et-Tobago se sont mis d'accord sur cette nouvelle date lors d'une audience, hier, à Port-d'Espagne, devant la justice.
Vendredi dernier, les avocats de l'ancien dirigeant de la Fifa, qui semblent engagés dans une bataille judiciaire, ont demandé à la Haute Cour de l'île caribéenne de valider juridiquement le processus d'extradition. Demain, un juge doit débuter les auditions avant de se prononcer sur cette demande de la défense. Les avocats de Warner souhaitent que le processus d'extradition, qui est examiné par un autre tribunal, soit suspendu dans l'attente de la décision de la Haute Cour.
Jack Warner, âgé de 72 ans et député dans son pays, fait partie des dirigeants du football mondial inculpés par la justice américaine pour avoir perçu quelque 150 millions de dollars de pots-de-vin et de rétrocommissions depuis le début des années 1990. Le Trinidadien, ancien patron de la Concacaf et homme-clé du scandale de corruption autour du football mondial, a été suspendu à vie de toute activité liée au football le 29 septembre dernier pour des faits de corruption liés à l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022. Warner a toujours rejeté ces accusations, parlant notamment de complot pour aider ses adversaires politiques locaux à Trinité-et-Tobago.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine