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Économie

L’euro en route vers la parité ?

Achats d’actifs par la BCE

Les récents discours de Mario Draghi ne laissent pas de place au doute : la BCE va assouplir sa politique cette semaine. La condition pour cette annonce est minimale : il faut juste que le staff de la BCE abaisse un peu ses prévisions d'inflation. Une inflation au-dessous du mandat peut justifier toutes sortes de mesures. La BCE peut réduire le taux de dépôt (-0.20 % actuellement) afin de peser sur l'euro et décourager tout mouvement de rebond, comme celui qu'on a connu d'avril à septembre. Elle peut modifier les paramètres du QE (durée, taille et types d'actifs éligibles) pour pousser les anticipations d'inflation à la hausse. Elle peut muscler la forward guidance, par exemple en maintenant le QE sans autre limite que celle de voir l'inflation revenir sur sa cible de 2 %. Le but ultime est de protéger la zone euro des effets induits de la normalisation monétaire aux États-Unis. Jusqu'à présent, Mario Draghi a toujours agi de sorte à confirmer, voire dépasser, les attentes des marchés (attentes souvent créées par lui-même). Le marché est acquis à une baisse du taux de dépôts d'au moins 10bp et s'attend à une extension du QE d'au moins six mois. C'est le minimum qu'on peut attendre. Une fois ces mesures prises, il sera peut-être temps de se pencher sur une contradiction flagrante : si la politique monétaire de la BCE est si efficace (comme semble l'indiquer la bonne résistance aux chocs de la zone euro), pourquoi est-il nécessaire d'en rajouter ?

Cet article est réalisé par Fidus

Les récents discours de Mario Draghi ne laissent pas de place au doute : la BCE va assouplir sa politique cette semaine. La condition pour cette annonce est minimale : il faut juste que le staff de la BCE abaisse un peu ses prévisions d'inflation. Une inflation au-dessous du mandat peut justifier toutes sortes de mesures. La BCE peut réduire le taux de dépôt (-0.20 % actuellement) afin de peser sur l'euro et décourager tout mouvement de rebond, comme celui qu'on a connu d'avril à septembre. Elle peut modifier les paramètres du QE (durée, taille et types d'actifs éligibles) pour pousser les anticipations d'inflation à la hausse. Elle peut muscler la forward guidance, par exemple en maintenant le QE sans autre limite que celle de voir l'inflation revenir sur sa cible de 2 %. Le but ultime est de protéger la zone euro des...
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