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Sport - Formule 1 - Focus

À São Paulo, trois femmes font vivre le rêve d’Ayrton Senna

La fondation du triple champion du monde, née six mois après sa mort, finance des programmes éducatifs au Brésil.

Bianca Senna, la nièce d’Ayrton Senna, âgée de 36 ans, posant devant une vitrine de la réception, au 15e étage de la fondation, qui abrite la McLaren victorieuse à Monza en 1990. Alexandre Schneider/AFP

Viviane, Bianca, Neide : 21 ans après la mort d'Ayrton Senna, trois femmes font vivre le rêve du triple champion du monde de F1, via un institut qui récolte quelque 10 millions d'euros par an pour financer des programmes éducatifs.
La sœur, la nièce, la mère... Voilà les trois héritières du clan Senna impliquées dans l'Institut Ayrton Senna, une fondation née le 24 novembre 1994, six mois après l'accident mortel du champion brésilien, le 1er mai 1994, sur le circuit d'Imola, en Italie. Avec un objectif simple : « L'éducation de demain, aujourd'hui. » Derrière le slogan, il y a des moyens importants : un bâtiment de quatre étages dans le quartier de Pinheiros à Sao Paulo, des ressources annuelles de 45 millions de réals (10 millions d'euros) et 65 000 « éducateurs » formés depuis 20 ans.
Les « éducateurs », ce sont des instituteurs, professeurs et directeurs d'écoles au Brésil, un pays où le taux de scolarisation est passé de 40 % à 99 % en une génération. D'où l'objectif central de la Fondation Senna : « Améliorer la qualité de l'éducation au Brésil », en touchant directement « 1,8 million d'écoliers » chaque année, dans « 700 villes et 19 États ».

Bianca sort de l'ombre
Cette mission, Ayrton Senna l'avait fixée avant sa mort dans une discussion avec sa sœur Viviane. En tant que fondatrice de l'institut, c'est elle qui a remis à Lewis Hamilton, triple champion du monde comme Senna, le matin du GP du Brésil, un portrait du défunt réalisé avec des morceaux de blue-jeans qu'il avait portés par l'artiste britannique Ian Berry.
L'an dernier, au 20e anniversaire de sa mort, Viviane expliquait qu'Ayrton « voulait que le Brésil fonctionne, que tout le monde puisse y avoir ses chances, et de ce rêve est né l'institut. Il souhaitait contribuer à faire du Brésil un pays prospère et pas seulement pour quelques personnes », ajoutait-elle.
Depuis, sa fille Bianca, âgée de 36 ans, a commencé à sortir de l'ombre. « Ma mère et moi, nous avons des rôles différents. Elle préside, et il y a sept directeurs, dont moi. Je suis chargée de la marque, de l'image, de tout ce qui a un lien direct avec Ayrton », dit-elle. Dans une vitrine de la réception, au 15e étage, il y a ainsi la McLaren victorieuse à Monza en 1990. Bianca a passé huit ans en Europe pour aider son frère Bruno à se faire un prénom dans le sport automobile, puis elle est rentrée au bercail pauliste. « Quand j'ai décidé de me calmer, de fonder une famille, j'ai pensé que mon expérience pourrait être utile à la fondation », dit-elle.

Une vraie réussite
Grâce à une liste de partenaires longue comme le bras, qui associent leur image à l'action de la fondation, mais aussi via un catalogue de produits dérivés, via les dons de Brésiliens anonymes qui versent une petite somme chaque mois, et via un site d'achats sur Internet et aux réseaux sociaux, la marque Senna ne s'est jamais aussi bien portée.
Cet argent privé est utilisé pour financer des actions ciblées, dans des écoles publiques, gérées par les municipalités et les États, ce qui fait que les critiques sont plutôt rares. Dans l'immeuble occupé par la fondation, il y a quand même un étage réservé aux comptables « et aux hommes de loi », plaisante Rafael Vergueiro, chargé des relations presse.
Troisième femme du clan Senna à veiller sur l'image du champion décédé : sa mère, Neide, à l'origine d'un livre de photos inédites, tirées de l'album de famille. Une façon de partager des anecdotes avec les fans du champion brésilien. Baptisé Senna 100, pour la centaine d'objets personnels ayant été ainsi immortalisés, cet ouvrage est une nouvelle pièce importante, émouvante à verser au patrimoine Senna. Un champion d'exception, hors du temps, toujours présent.
(Source : AFP)

Lewis Hamilton « aide beaucoup la fondation »

Bianca Senna, la nièce du triple champion du monde de F1, apprécie l'aide de Lewis Hamilton en faveur de la Fondation du pilote décédé. « Lewis a toujours été clair sur sa passion pour Ayrton. Cela nous aide en permanence à relancer et reconnecter les fans, pas seulement ceux de F1, car Lewis est très éclectique. Il nous ouvre des portes et sa manière de parler d'Ayrton est très importante pour la Fondation, autant que pour l'image d'Ayrton auprès de la nouvelle génération. C'est l'un de nos plus gros défis aujourd'hui, car cette génération n'a pas vu courir Ayrton. Il faut qu'ils comprennent ses valeurs et Lewis nous aide beaucoup dans ce domaine », affirme la jeune femme de 36 ans.

Viviane, Bianca, Neide : 21 ans après la mort d'Ayrton Senna, trois femmes font vivre le rêve du triple champion du monde de F1, via un institut qui récolte quelque 10 millions d'euros par an pour financer des programmes éducatifs.La sœur, la nièce, la mère... Voilà les trois héritières du clan Senna impliquées dans l'Institut Ayrton Senna, une fondation née le 24 novembre 1994, six mois après l'accident mortel du champion brésilien, le 1er mai 1994, sur le circuit d'Imola, en Italie. Avec un objectif simple : « L'éducation de demain, aujourd'hui. » Derrière le slogan, il y a des moyens importants : un bâtiment de quatre étages dans le quartier de Pinheiros à Sao Paulo, des ressources annuelles de 45 millions de réals (10 millions d'euros) et 65 000 « éducateurs » formés depuis 20 ans.Les...
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