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Liban - Sécurité De L’État

L’exclusion de Georges Karaa de la réunion sécuritaire d’urgence suscite un tollé

L'exclusion du directeur général de la Sécurité de l'État, Georges Karaa, de la réunion sécuritaire d'urgence convoquée au Grand Sérail, vendredi, par le Premier ministre Tammam Salam au lendemain du double attentat-suicide de Bourj el-Brajneh, a suscité hier une série de condamnations émanant de plusieurs responsables Kataëb et du leader des Forces libanaises (FL), Samir Geagea.
Dans un communiqué qu'il a publié, Nadim Gemayel, député de Beyrouth, a estimé que « le fait d'exclure l'appareil de la Sécurité de l'État représenté par le général Georges Karaa, de la réunion sécuritaire d'urgence, n'est pas chose nouvelle, cette démarche s'inscrivant dans une politique de resserrement de ses prérogatives financières et politiques, qui date de plus de quatre mois ». M. Gemayel a fortement condamné cet agissement, notamment « à l'ombre de la situation sécuritaire conjoncturelle », alors que, a-t-il indiqué, « cet appareil a toujours joué un rôle important dans la préservation de la sécurité des Libanais ».
À l'issue d'une visite au Premier ministre, Tammam Salam, le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a lui aussi exprimé son indignation face à la mise à l'écart de l'appareil de la Sécurité de l'État, « qui fait partie des meilleurs services de sécurité », relevant que « généralement, dans les pays démocratiques, les autorités politiques couvrent les services sécuritaires, alors qu'au Liban, ce sont ceux-ci qui couvrent les autorités et préservent la stabilité du pays ».
Le ministre de l'Économie, Alain Hakim, a manifesté aussi son indignation face à « la marginalisation d'une institution qui se consacre à la sûreté et à la stabilité », se demandant si « cette démarche n'est pas une nouvelle atteinte à la démocratie consensuelle ».
Par le biais de son compte Twitter, le leader des FL, Samir Geagea, a également dénoncé « les tentatives constantes de paralyser l'appareil de la Sécurité de l'État, à l'heure où, dans ce dangereux contexte sécuritaire libanais, régional et mondial, les appareils sécuritaires doivent au contraire faire l'objet de beaucoup de considération ».
Selon des sources informées, cette exclusion est une retombée de la décision du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, prise il y a quelques mois, de soumettre toute résolution émanant du directeur général de la Sécurité de l'État au contreseing du directeur adjoint de ce service, de confession chiite. Selon ces sources, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a chargé Michel Moussa, député du mouvement Amal, d'intervenir auprès du président de la Chambre Nabih Berry, pour mettre fin à cette règle – qui n'existe, selon ces mêmes sources, au sein d'aucun autre appareil sécuritaire.
Des sources concordantes estiment que le Parlement et le gouvernement se comportent avec le service de Sécurité de l'État comme « l'enfant pauvre » de la République, dans « une volonté réelle de fermer cette instance sécuritaire orpheline qui n'est soutenue par aucune partie ». Néanmoins, ces sources, qui évoquent un litige entre le directeur de la Sûreté et son adjoint, s'attendent à un règlement ponctuel imminent, suite aux pressions exercées par différents responsables chrétiens. Nabih Berry serait en effet sur le point de réunir les deux rivaux. Affaire à suivre.

L'exclusion du directeur général de la Sécurité de l'État, Georges Karaa, de la réunion sécuritaire d'urgence convoquée au Grand Sérail, vendredi, par le Premier ministre Tammam Salam au lendemain du double attentat-suicide de Bourj el-Brajneh, a suscité hier une série de condamnations émanant de plusieurs responsables Kataëb et du leader des Forces libanaises (FL), Samir Geagea.Dans un communiqué qu'il a publié, Nadim Gemayel, député de Beyrouth, a estimé que « le fait d'exclure l'appareil de la Sécurité de l'État représenté par le général Georges Karaa, de la réunion sécuritaire d'urgence, n'est pas chose nouvelle, cette démarche s'inscrivant dans une politique de resserrement de ses prérogatives financières et politiques, qui date de plus de quatre mois ». M. Gemayel a fortement condamné cet...
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