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Nos lecteurs ont la parole - Eddy Tohmé

Par saint Vladimir et saint Bassil

On savait les Russes insensibles au combat d'un peuple qui crie liberté, Prague et Budapest en font foi. On les savait aussi capables de noyer dans le sang des populations entières, ce n'est pas les Tchétchènes ou les Tatares de Crimée qui viendront témoigner du contraire. Rien de nouveau dans tout cela, et que Vladimir Poutine, en ancien tchékiste féru de Dzerjinski et de l'époque où le drapeau rouge flottait fièrement de Mourmansk à Aden, essaye tant bien que mal de rassembler les miettes éparses d'un empire depuis longtemps parti en lambeaux, pourrait se comprendre. De même que pourrait se comprendre la volonté de Moscou de devenir la troisième Rome après avoir été celle du Komintern puis du Kominform, il faut coûte que coûte continuer à jouer dans la cour des grands. Que les maîtres du Kremlin s'amusent à jouer aux autocrates pantocratores après avoir été des apparatchiks autocratores ne me regarde nullement, comme ne me regarde sûrement pas l'osmose contre-nature qui s'est opérée entre le politburo glacé de jadis et l'Église de toutes les Russies d'aujourd'hui. Étant né sur les bords de la Méditerranée pas sur ceux de la mer d'Azov, je me dois de laisser la Russie aux Russes.
Par contre, je suis beaucoup plus sceptique quant à la poutinophilie aiguë ou poutinemania qui est en train de se propager pernicieusement au Liban et je maintiens que les chrétiens, surtout eux, ont beaucoup à perdre à céder au chant des sirènes moscovites qui ressemblent étrangement à celles des stukas. Je
m'explique.
Il y a quelque temps, c'était un dimanche, le Courant patriotique libre (CPL) organisait une manifestation pour commémorer le 13 octobre 1990, date de l'offensive des troupes syriennes contre la légalité incarnée par le général pour certains, jour de la fuite de Michel Aoun pour d'autres. Mais qu'il soit un commandeur adulé ou qu'il ait abandonné son honneur et sa famille n'est pas le point, pas du tout, le diable est dans les détails disait Nietzsche. Par contre, les dizaines de photos d'un Poutine autoritaire et déterminé, tout en muscle et visage glacé, ont attiré mon attention car connaissant la discipline prussienne qui caractérise ce courant dont les membres se vantent plus que tout d'être nés de l'armée, l'hypothèse d'un acte isolé est à écarter. Il est quelque part une cellule qui a décidé d'enclencher la poutinemania en faisant passer le mot d'ordre aux partisans qui, à leur tour, ont laissé libre cours à leur imagination créative. Mais est-ce que ces tenants de l'alliance sacrée avec Moscou pensent-ils vraiment que Poutine, avec deux milles soldats mal nourris et quelques avions qui achevaient de rouiller fièrement sur le tarmac de la base de Krasnikavkaz, pourra obliger des dizaines de millions de sunnites à courber l'échine et à venir sagement pivoter autour de ce nouvel axe d'acier ? Pensent-ils sincèrement que le salut des chrétiens d'Orient repose sur quelques illuminés fanatiques qui, en l'espace d'une trentaine d'années, sont passés sans vergogne d'indicateurs bénévoles du KGB à chantres de la sainte Russie de Nevski et de Godounov. Sont-ils convaincus, ces spécialistes de l'information, que les Sukhoï de la Voïenna-Vozdouznaya vont vraiment leur paver le chemin de Baabda à grands coups de tapis de bombes.
Le temps des croisades est révolu, c'est un jeu qui n'a plus cours sauf chez certains esprits malades. On n'asperge plus de nos jours les bombes à fragmentation d'eau bénite, ça ne se fait plus et tsar Poutine, malgré tous les procédés mafieux dont il fait preuve, n'arrive toujours pas à imposer l'ordre russe chez lui en Ukraine et dans le Caucase. Moscou se bat pour conserver un semblant d'influence dans les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale et les navires de l'Escadra qui mouillaient jadis dans plus de trente ports doivent aujourd'hui se contenter des eaux de Tartous. Par contre cette poutinemania, que certains penseurs revanchards sont en train de manipuler sans trop en mesurer les conséquences, est en train d'élargir encore plus la plaie déjà assez béante entre les différentes composantes du fragile tissu national libanais. En effet, si certains attendent que saint Vladimir vienne terrasser leurs ennemis au nom du glaive et de la croix, pour beaucoup d'autres ce même Vladimir n'est et ne restera qu'un boucher sanguinaire qui n'aura rien fait d'autre que de prolonger l'existence, ou plutôt l'agonie, d'un régime sanguinaire.

On savait les Russes insensibles au combat d'un peuple qui crie liberté, Prague et Budapest en font foi. On les savait aussi capables de noyer dans le sang des populations entières, ce n'est pas les Tchétchènes ou les Tatares de Crimée qui viendront témoigner du contraire. Rien de nouveau dans tout cela, et que Vladimir Poutine, en ancien tchékiste féru de Dzerjinski et de l'époque où le drapeau rouge flottait fièrement de Mourmansk à Aden, essaye tant bien que mal de rassembler les miettes éparses d'un empire depuis longtemps parti en lambeaux, pourrait se comprendre. De même que pourrait se comprendre la volonté de Moscou de devenir la troisième Rome après avoir été celle du Komintern puis du Kominform, il faut coûte que coûte continuer à jouer dans la cour des grands. Que les maîtres du Kremlin s'amusent à...
commentaires (4)

Des chrétiens amers, reprennent en boucle le langage fielleux des bääSSdiots. Est-ce que ces aigris croient réellement que la paix sera garantie chez eux ici, en jetant la Syrie noussaïrîe dans les bras du KGBiste Nabot ? Si l'arrogance et les intrigues conduisent cette bääSSyrie à ré-dominer ce "croissant fertile", il ne lui restera alors que two possibilités. Ou bien elle devra devenir l'instrument direct cette fois de l'expansion Sibério-äsraélienne, ou elle devra se préparer à 1 autre guerre ; non pas 1 de ces guerres "civiles localisées" ; mais une guerre sectaire, une guerre contre les Libano-syriens Sains coalisés. Ces Sains ont résolument donné leur appui à cette guerre révolutionnaire ; qu’ils n’étaient pas en leur pouvoir d'empêcher ; comme étant une guerre pour la liberté et la libération du "croissant fertile" du cauchemar oppressant de ce bääSSdiotisme. Ce sont ces Sains Syriens et Libanais, qui, laissant derrière eux leurs familles affamées, ont fourni les nerfs d'armées héroïques. Décimés par les assassinats, ils le seront maybe aussi par la misère. Ils réclament à présent des garanties pour que leurs immenses sacrifices n'aient pas été vains en vue de cette liberté, et que leur prochaine victoire sur ces bää bää bääSSyriens ne sera pas convertie en défaite du peuple entier Libano-syrien Sain ! Et, comme 1ère garantie, ils réclament une paix et au Liban et en Syrie, et bouter hors du terrain le Gnome Nain mongolo-sibérien !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

19 h 14, le 11 novembre 2015

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Commentaires (4)

  • Des chrétiens amers, reprennent en boucle le langage fielleux des bääSSdiots. Est-ce que ces aigris croient réellement que la paix sera garantie chez eux ici, en jetant la Syrie noussaïrîe dans les bras du KGBiste Nabot ? Si l'arrogance et les intrigues conduisent cette bääSSyrie à ré-dominer ce "croissant fertile", il ne lui restera alors que two possibilités. Ou bien elle devra devenir l'instrument direct cette fois de l'expansion Sibério-äsraélienne, ou elle devra se préparer à 1 autre guerre ; non pas 1 de ces guerres "civiles localisées" ; mais une guerre sectaire, une guerre contre les Libano-syriens Sains coalisés. Ces Sains ont résolument donné leur appui à cette guerre révolutionnaire ; qu’ils n’étaient pas en leur pouvoir d'empêcher ; comme étant une guerre pour la liberté et la libération du "croissant fertile" du cauchemar oppressant de ce bääSSdiotisme. Ce sont ces Sains Syriens et Libanais, qui, laissant derrière eux leurs familles affamées, ont fourni les nerfs d'armées héroïques. Décimés par les assassinats, ils le seront maybe aussi par la misère. Ils réclament à présent des garanties pour que leurs immenses sacrifices n'aient pas été vains en vue de cette liberté, et que leur prochaine victoire sur ces bää bää bääSSyriens ne sera pas convertie en défaite du peuple entier Libano-syrien Sain ! Et, comme 1ère garantie, ils réclament une paix et au Liban et en Syrie, et bouter hors du terrain le Gnome Nain mongolo-sibérien !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    19 h 14, le 11 novembre 2015

  • Khâââï ! Chî bi farfihéläâléb !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    17 h 00, le 11 novembre 2015

  • Pas mal du tout ce Monsieur Eddy Tohmé !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    16 h 50, le 11 novembre 2015

  • La sottise de "Saint Vladimir" d'appui inconditionnel au petit Hitler de Damas fut un élément décisif dans l'intronisation de DAECH et de sa barbarie en Syrie. Il fallait bien qu'elle soit saluée par une sottise libanaise !

    Halim Abou Chacra

    12 h 54, le 11 novembre 2015

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