Les coûts des envois de fonds des expatriés au Liban ont globalement diminué entre le deuxième et le troisième trimestre 2015, bien que le Liban reste l'une des destinations les plus chères, selon des chiffres publiés par la Banque mondiale et rapportés par le Lebanon this week de la Byblos Bank. Ces coûts représentent le coût moyen du transfert d'argent via les banques commerciales et les opérateurs de transfert. Celui-ci inclut les frais de transaction et la marge sur les taux de change.
Sur les 31 pays aux données disponibles, examinés par la Banque mondiale, le Liban est la troisième destination la plus chère de transfert de fonds à partir des États-Unis. Le coût d'un transfert de 500 dollars vers le Liban a diminué au troisième trimestre 2015, à 29,55 dollars (5,91 % du coût total) contre 29,74 dollars au deuxième trimestre (5,95 %). En moyenne, l'option de transfert la plus économique était via un opérateur, qui prélevait 4,18 % du coût total, alors qu'il était de 8,5 % avec une banque commerciale.
S'agissant des remises envoyées du Canada, le Liban s'avère être la destination la plus chère sur 12 pays étudiés. Le coût d'un transfert de 500 dollars canadiens au troisième trimestre 2015 a lui aussi baissé de presque un point de pourcentage par rapport au deuxième trimestre 2015, à 42,28 dollars (8,46 %).
Les coûts des transferts depuis l'Australie – vis-à-vis desquels le Liban constitue la deuxième destination la plus chère sur 10 pays examinés – ont, eux, augmenté par rapport au trimestre précédent : ils étaient de de 37,36 dollars australiens pour l'envoi de 500 dollars au troisième trimestre 2015 ; soit 7,47 % du total contre 7,33 % au deuxième trimestre.
Depuis l'Allemagne, les coûts ont en revanche connu une baisse constante, bien que le Liban demeure la deuxième destination la plus chère sur 13 pays. Le transfert de l'équivalent de 500 dollars (345 euros) coûtait 7,14 % au troisième trimestre 2015, alors qu'il s'élevait à 7,19 % au trimestre précédent.
La Banque mondiale a estimé que les remises d'émigrés au Liban atteindront 7,5 milliards de dollars en 2015, en hausse de 0,7 % par rapport aux 7,45 milliards de dollars enregistrés en 2014. Ces transferts représenteront 14,9 % du PIB.
Économie - Finance
Remises de la diaspora : le Liban reste une destination chère
OLJ / le 04 novembre 2015 à 00h00

