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Liban - L’Éclairage

Élection présidentielle : la communauté internationale ne peut pas être plus royaliste que le roi...

Depuis un certain temps, plus précisément depuis l'intervention russe en Syrie, un vent d'optimisme souffle sur le Liban, laissant transparaître un climat plus favorable à un règlement de l'élection présidentielle. En effet, l'initiative russe dans la région a ouvert la voie à des opportunités inédites facilitant l'élection d'un chef de l'État, à condition bien entendu que la classe politique saisisse cette chance au vol en faisant preuve d'un brin de volontarisme.
À défaut, le pays entrera dans l'inconnu et son destin sera plus que jamais en danger, estime un diplomate. D'ailleurs, les milieux diplomatiques n'ont cesse de répéter que les Libanais doivent enfin prendre conscience des risques que couve cette période délicate et mettre à profit les occasions offertes à Vienne avec la palette de rencontres politiques prévues dans la capitale autrichienne. On peut citer notamment les entretiens qui auront lieu entre des responsables saoudiens et iraniens, qui devraient apporter dans leur sillage un potentiel de répercussions positives sur le Liban.

C'est un son de cloche similaire qui parvient également des milieux politiques français, qui laissent entrevoir des indicateurs rassurants pour ce qui est de l'élection prochaine d'un chef de l'État, à condition bien entendu que les Libanais y mettent du leur. Ces derniers devraient surtout œuvrer à verrouiller la scène locale face aux ingérences extérieures, pour empêcher les puissances régionales et internationales de se servir du Liban comme d'une carte de pression dans les négociations en cours. C'est dans ce contexte qu'il faut placer les réunions qui auront lieu par ailleurs le mois prochain entre les responsables français et le ministre saoudien de l'Intérieur, Mohammad ben Nayef, puis la rencontre prévue avec le président iranien, Hassan Rohani – le dossier libanais ayant été placé au centre de ces entretiens. Ce sera l'occasion pour le président François Hollande d'arracher à ses interlocuteurs un accord pour faire aboutir l'échéance présidentielle.


(Lire aussi : Bassil à Vienne : « Le Liban ne demande rien d'autre pour la Syrie que ce qu'il demande pour lui-même »)


Ayant détecté cette nouvelle opportunité pour le Liban, certaines forces locales ont commencé à s'orienter dans cette direction, comme le notent des observateurs qui soulignent la baisse de ton notable chez certaines parties et une désescalade dans les discours. L'appel lancé au dialogue en vue d'une entente reflète cet état d'esprit ainsi que les messages échangés sur la désignation du futur président sur la base de critères et de caractéristiques actuellement discutés à la table de dialogue.

Ont ainsi été passées en revue les composantes du profil souhaité du prochain chef de l'État. Elles peuvent être résumées comme suit : le président aura un poids certain au sein de sa communauté, et sera accepté par les autres. Il devra être doté de la capacité d'arrondir les angles et de communiquer avec l'ensemble des parties. Un président qui doit également respecter la Constitution et s'engager à l'application des clauses de Taëf jusque-là occultées. Il devrait en outre être disposé à combattre la corruption, et renoncer à toute forme de suivisme. Les participants à la table de dialogue ont toutefois achoppé sur la sempiternelle question de la résistance et sur la nécessité d'adopter son projet, se rangeant sur les lignes de clivage traditionnelles entre 8 et 14 Mars.
L'un des participants s'attend d'ailleurs à ce que cette problématique fasse l'objet d'une discussion houleuse à la prochaine réunion prévue mardi prochain. Il résume l'équation comme suit : « Si les forces du 8 Mars continuent de rejeter la politique de la distanciation et de refuser qu'elle fasse partie intégrante du crédo du futur président, les forces du 14 Mars refuseront à leur tour d'avaliser le principe de la résistance ainsi que celui du triptyque peuple-armée-résistance. »

L'un des représentants du 14 Mars qui participe à la table de dialogue assure de son côté que son camp insistera pour demander que le concept de « résistance » soit clairement défini. En effet, poursuit la source, « de quel type de résistance parlons-nous ? Celle qui participe aux combats en Syrie, en Irak, au Yémen ou dans d'autres pays ? Celle qui se mobilise pour servir l'agenda iranien et pour s'opposer aux questions nationales en agissant à titre de milices, monopolisant la décision de guerre et de paix ? Nous ne pouvons plus tolérer cette situation (...). Le Hezbollah ne peut plus continuer à bénéficier de privilèges, ceux-là mêmes qui sapent l'édification de l'État ».
Bref, autant de points d'achoppement qui annoncent une séance tumultueuse, quand bien même le mot d'ordre restera à la stabilité, en attendant des circonstances propices pour un règlement de fond.

 

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Depuis un certain temps, plus précisément depuis l'intervention russe en Syrie, un vent d'optimisme souffle sur le Liban, laissant transparaître un climat plus favorable à un règlement de l'élection présidentielle. En effet, l'initiative russe dans la région a ouvert la voie à des opportunités inédites facilitant l'élection d'un chef de l'État, à condition bien entendu que la classe politique saisisse cette chance au vol en faisant preuve d'un brin de volontarisme.À défaut, le pays entrera dans l'inconnu et son destin sera plus que jamais en danger, estime un diplomate. D'ailleurs, les milieux diplomatiques n'ont cesse de répéter que les Libanais doivent enfin prendre conscience des risques que couve cette période délicate et mettre à profit les occasions offertes à Vienne avec la palette de rencontres politiques...
commentaires (3)

Ne pleure pas une patrie que tes mains n'ont su préserver. Le comble est que nous citoyens Libanais, locaux et diaspora, sommes unis sur l'essentiel, sauver le Liban. Que faire? Dites nous.

PPZZ58

20 h 57, le 31 octobre 2015

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Commentaires (3)

  • Ne pleure pas une patrie que tes mains n'ont su préserver. Le comble est que nous citoyens Libanais, locaux et diaspora, sommes unis sur l'essentiel, sauver le Liban. Que faire? Dites nous.

    PPZZ58

    20 h 57, le 31 octobre 2015

  • Pourquoi ne pas revenir au système du "Protectorat" style "Mandat Français", pour une période d'une bonne trentaine d'années au moins, e.g. ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    16 h 42, le 31 octobre 2015

  • Le terme "résistance" a été créé en France pendant la guerre entre 1940 et 1944 lorsque l'armée allemande occupait le territoire national. Après la Libération, la Résistance française n'ayant plus de raison d'être, a livré ses armes à l'Etat. Le Liban n'est plus occupé par l'ennemi israélien, ce qu'on appelle la "Résistance" n'a plus aucune raison de garder ses armes, par conséquent elle doit les livrer à l'Etat. Qu'attend-elle pour le faire ?

    Annie

    12 h 59, le 31 octobre 2015

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