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Liban - Attentat Du Drakkar

Larcher réitère l’engagement de la France aux côtés du Liban

Une cérémonie commémorative a eu lieu à la Résidence des Pins en hommage aux 58 soldats français morts en 1983 à Beyrouth.

Le président du Sénat français, Gérard Larcher, entouré du général Jean Kahwagi et de l’ambassadeur Emmanuel Bonne. Photo C. A.

Une cérémonie intense en émotion a été célébrée hier à la Résidence des Pins pour rendre hommage aux 58 militaires français de la Force multinationale tombés le 23 octobre 1983, lors du terrible attentat perpétré contre le poste Drakkar qu'ils occupaient à Ramlet el-Bayda. L'hommage a été l'occasion pour la France de renouveler son engagement constant auprès du Liban.
Le président du Sénat français, Gérard Larcher, de passage au Liban, a présidé la cérémonie aux côtés de l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne.
Les deux responsables français sont arrivés à 15h30 dans les jardins de la Résidence des Pins, devant la stèle des martyrs français morts pour le Liban. Ils étaient accompagnés du commandant en chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwagi, avec lequel ils ont passé en revue un détachement de la Finul, en présence des attachés militaires américain et britannique, de représentants des marines américains, ainsi que de soldats italiens, de conseillers consulaires, d'une délégation d'anciens combattants et d'officiers français à la retraite et d'élèves de terminale du Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth.

Dans un discours de circonstance, M. Larcher a rendu hommage aux 58 soldats français « morts pour la paix au Liban », évoquant également les 241 marines américains victimes d'un attentat-suicide quasi simultané qui avait visé leur contingent basé à l'Aéroport international de Beyrouth.
Relatant les circonstances des attentats meurtriers de ce matin du 23 octobre 1983, le président du Sénat a précisé qu' « il était 6h20 lorsqu'un camion bourré d'explosifs a foncé sur la base du contingent américain, suivi quatre minutes plus tard par un autre camion piégé qui a détruit l'immeuble Drakkar ». Gérard Larcher a mis en exergue la mission de ces jeunes militaires « qui n'étaient pas là pour faire la guerre, mais pour aider le Liban et les Libanais à retrouver le chemin de la réconciliation et de l'entente nationale, le seul chemin qui mène vers la paix ».

Le soutien au Liban
Exprimant le soutien de son pays face aux épreuves que traverse le Liban, M. Larcher a assuré que « la France est aujourd'hui présente au Liban aux côtés des Libanais et de leur armée pour promouvoir la paix ». En présence du chaos qui règne sur les frontières libanaises, les 850 soldats français de la Finul déployés au Liban-Sud sont là afin d'appuyer l'armée dans la préservation du calme et de la paix, a-t-il souligné, avant de s'adresser au général Kahwagi pour saluer le travail qu'il accomplit en sa qualité de commandant en chef des forces armées.
En conclusion de son allocution, le président Larcher a tenu à manifester « l'engagement ancien, actuel, durable et indestructible de la France au service de la paix au Liban ».

Après la sonnerie aux morts entendue par l'assistance dans une atmosphère recueillie, MM. Larcher, Kahwagi et Bonne ont chacun déposé une gerbe de fleurs au pied du mémorial érigé à la mémoire des soldats français. Les noms des 58 jeunes paras ont ensuite été cités, et une minute de silence a été observée par tous les présents.
À l'issue de la cérémonie, Gérard Larcher et le général Kahwagi ont tenu une réunion à huis clos, en présence d'Emmanuel Bonne.

En réponse à une question sur « l'arme du crime », M. Larcher a assuré à L'Orient-Le Jour que, « selon les rapports militaires et les documents officiels, l'attaque contre le Drakkar a bien été perpétrée au moyen d'un camion piégé », écartant ainsi des informations selon lesquelles le bâtiment avait pu être miné par les services secrets syriens qui l'occupaient auparavant. Trente-deux ans après, peut-on mettre le nom d'une organisation ou d'un État derrière cet attentat ? « Chacun a un nom sur les lèvres, mais tant qu'il n'y a pas de preuve, on ne peut pas se prononcer », a-t-il souligné, faisant état d'une absence de procédure judiciaire.

 

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Une cérémonie intense en émotion a été célébrée hier à la Résidence des Pins pour rendre hommage aux 58 militaires français de la Force multinationale tombés le 23 octobre 1983, lors du terrible attentat perpétré contre le poste Drakkar qu'ils occupaient à Ramlet el-Bayda. L'hommage a été l'occasion pour la France de renouveler son engagement constant auprès du Liban.Le président du Sénat français, Gérard Larcher, de passage au Liban, a présidé la cérémonie aux côtés de l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne.Les deux responsables français sont arrivés à 15h30 dans les jardins de la Résidence des Pins, devant la stèle des martyrs français morts pour le Liban. Ils étaient accompagnés du commandant en chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwagi, avec lequel ils ont passé en revue un...
commentaires (4)

On est bien avancé. Sacré l'archer visant toujours à côté !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

18 h 32, le 23 octobre 2015

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Commentaires (4)

  • On est bien avancé. Sacré l'archer visant toujours à côté !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 32, le 23 octobre 2015

  • JUSQU'Où... IREZ-VOUS ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 56, le 23 octobre 2015

  • L'amitié entre la France et le Liban ne date pas depuis François de La Haye, mais depuis Louis IX ou Saint-Louis. "Le Liban n'a pas beaucoup d'amis en dehors de la France." Jean-Marc de la Sablière, Ambassadeur de France.

    Annie

    12 h 52, le 23 octobre 2015

  • Bon...après tout,il vaut mieux entendre les paroles rassurantes de monsieur Larcher...que les promesses bidons de Normal 1er...

    M.V.

    05 h 56, le 23 octobre 2015

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