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Lifestyle

Quelqu'un m'a dit...


Lieu magique pour nectar divin

Sobriété et élégance ont caractérisé le cocktail dinatoire offert pour les 85 ans de Château Musar, au palais Mzaar, à Ghazir. Bâtie sur des vestiges romains par l'émir Béchir II, rachetée, en 1880, aux émirs Chéhab par la famille Zouein, la demeure brillait ce soir-là de mille feux. Ronald Hochar, PDG du domaine, recevait ses 300 invités entouré de ses neveux, Gaston et Marc Hochar, et de son fils Ralph, garants de la continuité de l'entreprise familiale. Ils ont en effet tous quitté le monde des finances « pour un liquide bien plus noble », comme l'a dit Ronald. Et si le regret et la nostalgie voilaient certains regards en raison de l'absence de Serge, le frère, le père et l'oncle, disparu tragiquement en décembre dernier, la magie des lieux, les sons de la harpe et du violon, le vin qui libère ses parfums divins ont réchauffé les cœurs. Tania Hochar, Josette Kettaneh, Andrée Fattal, Marion Ibrahimcha, leur cousine la députée Gilberte Zouein et Tarek Sakr, l'œnologue de la maison, ne diront pas le contraire. Ils étaient définitivement et totalement fiers de voir la famille continuer sur la voie du succès tracée par l'aîné. Les 85 ans de Château Musar ont d'ailleurs été l'occasion de rendre hommage à cet « alchimiste » en lançant un vin rouge et un autre blanc qui illustrent pleinement son talent d'œnologue. Tout récemment d'ailleurs, Musar a été élu parmi les 50 « World most admired wines 2015 » par le magazine Drinks International. Serge Hochar avait consacré sa vie à un objectif : imposer la production libanaise sur la scène internationale. « Il est celui qui a lancé les vins du Liban dans le monde. Pour moi, c'était un maître », assurait dans une déclaration Zafer Chaoui, président de l'UVL et PDG de Château Ksara.
Parmi les invités, des personnalités du monde diplomatique (Canada, Pays-Bas, Belgique, Argentine, Mexique, Suisse et Suède), économique, de l'hôtellerie, de la distribution et de la presse. Il y avait Pierre et Adriana Doumet, Marc Doumet, Gaby Tamer, Fady Gemayel, Raffy et Joumana Debbané, India Abdini, François et Gaby Abi Saab. Présents également, Jane Sowter et Richard Hunt qui dirigent la société Hochar de distribution en Grande-Bretagne ; Sarah Kemp, directrice de la revue britannique Decanter, référence mondiale et bible du viticulteur, qui avait sacré Serge « Man of the Year », en 1984. L'homme meurt, il est vrai. Mais son œuvre demeure... Rendez-vous dans 15 ans pour célébrer le centenaire de la maison.

 

Véra séduit le Sénat

Explosion de joie. L'exposition de Véra Mokbel à la galerie Roy Sfeir, au 6 de la rue de Seine, a, dit-on, été un grand succès. Le sourire jusqu'aux oreilles, devant ses toiles, elle a reçu le président du Sénat français Gérard Larcher et sa femme. L'initiative de cet homme politique, féru d'art, peut sembler (tristement) insolite pour nous autres Libanais qui ne sommes pas accoutumés à voir le locataire de Aïn el-Tineh ou du Grand Sérail débarquer, par exemple, chez Janine Rubeiz ou à la galerie Tanit pour admirer (discrètement) des toiles. Même en temps de paix !
Bref, suite à cet évènement, Véra Mokbel est invitée à présenter ses œuvres au palais du Luxembourg (siège du Sénat), dans le cadre du colloque Dialogues des cultures et des religions qui aura lieu dans la salle Monnerville le 6 novembre. Parmi les conférenciers, le ministre libanais de la Culture Rony Araiji et le spécialiste de l'histoire des religions et des civilisations Odon Vallet. Pour la petite histoire, ce dernier est considéré comme un des plus généreux mécènes de France: il a fait don de son héritage, près de 100 millions d'euros, en offrant chaque année des milliers de bourses d'études à des jeunes français, béninois et vietnamiens !
Mais pour revenir à la soirée du vernissage, on a vu défiler la députée européenne et ex-ministre Nadine Morano, Samar Sassine, présidente de l'Association du dialogue interculturel et interreligieux (Adicr), ainsi qu'une foule d'amis libanais, dont François et Gabi Abi Saab, Béchara et Lamita Asmar, Jean-Louis Mainguy, Berthe Chaghoury, Joe et Tania Sfeir, Nemr et Tilda Diab, Ghassan et Maya Geagea, Tony et Claude Amatoury, May Abourrousse, Nayla Akl, Gaby Bocti, Carla Zahlan, Paula Mteini, Georgi et Vicky Mokbel, Robert Sursock... S'étant trompés de jour, Dany et Jean-Marie Megarbané sont passés le lendemain.

 

Le cèdre et le chêne

Publié aux éditions Geuthner, Le cèdre et le chêne fera l'affiche du Salon du livre le samedi prochain 24 octobre. L'ouvrage collectif présente des regards croisés sur la relation de De Gaulle avec le Liban et celle des Libanais avec de Gaulle. Rassemblés par Clotilde de Fouchécour (présidente de l'association Francophonia Liban) et Karim Émile Bitar, les textes sont signés de Michel el-Khoury, du magistrat d'Antoine Khair, de Samir Frangié, Gérard Khoury, Carole Dagher, attachée culturelle à l'ambassade du Liban, Alexandre Najjar, Daoud Sayegh, Mona Makki, cheikh Malek Chaar (mufti de Tripoli), le père Salim Daccache. Sans oublier les souvenirs de Camille Aboussouan et les éditos de Georges Naccache. Mais la liste est longue, englobant aussi des historiens français. L'ensemble évoque l'unité profonde de la vision que Charles de Gaulle avait de la relation franco-libanaise dès 1931 : « Celle d'une alliance volontaire et étroite, scellée par un traité entre deux nations souveraines. L'histoire en a décidé autrement, mais ce ne fut pas la fin d'une amitié que de Gaulle sut incarner. » Le PDG de L'Orient-Le jour et ancien ministre Michel Eddé, le président de la BLC Maurice Sehnaoui et Michel Béchara el-Koury ont par ailleurs apporté tout leur soutien à cet ouvrage. De même, « l'indispensable » François Abi Saab, ancien attaché de presse et chef de protocole de l'ambassade de France au Liban, n'a pas ménagé sa peine pour collecter dans tout le Liban des documents inédits et établir des contacts. Sa collection de photos et d'objets ayant appartenu au général de Gaulle illustrent les pages de l'ouvrage.

 

ditavonbliss@hotmail.com

 

Lieu magique pour nectar divin
Sobriété et élégance ont caractérisé le cocktail dinatoire offert pour les 85 ans de Château Musar, au palais Mzaar, à Ghazir. Bâtie sur des vestiges romains par l'émir Béchir II, rachetée, en 1880, aux émirs Chéhab par la famille Zouein, la demeure brillait ce soir-là de mille feux. Ronald Hochar, PDG du domaine, recevait ses 300 invités entouré de ses neveux, Gaston et Marc Hochar, et de son fils Ralph, garants de la continuité de l'entreprise familiale. Ils ont en effet tous quitté le monde des finances « pour un liquide bien plus noble », comme l'a dit Ronald. Et si le regret et la nostalgie voilaient certains regards en raison de l'absence de Serge, le frère, le père et l'oncle, disparu tragiquement en décembre dernier, la magie des lieux, les sons de la harpe et du violon,...
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