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Économie

L’euro à la hausse

Au jeu des prédictions, encore un mauvais point. Cette fois-ci, c'est pour ceux qui annoncent depuis des mois l'imminence de la parité entre l'euro et le dollar. Cela fait des mois que le marché des changes, et en particulier l'euro contre le dollar, fluctue de façon irrégulière et imprévisible. Un coup à la hausse. Un coup à la baisse. Tous les raisonnements et les corrélations classiques ne fonctionnent plus depuis longtemps.
Pour une fois, on sait pourquoi le dollar baisse. Une fois de plus, c'est la Banque centrale américaine qui vient jeter le trouble. D'un côté, on a ses membres qui s'opposent par presse interposée sur la nécessité de remonter les taux. De l'autre, on a un rapport de la Fed qui indique encore que la croissance américaine n'est pas suffisamment forte et, c'est nouveau, que cette croissante est plombée par la force du dollar. Cela a donné un peu d'air à toutes les monnaies émergentes qui s'étaient fait laminer depuis des mois, et l'euro pointe maintenant son nez vers les 1,15. On a l'impression qu'il finit toujours à un moment ou à un autre par revenir à son cours d'introduction qui était à 1,17.
C'est reparti pour la guerre des changes ? Elle n'a jamais cessé. La guerre des changes est permanente. La Chine qui dévalue, le Japon qui pèse sur sa monnaie, la Banque centrale européenne qui pèse sur l'euro et les pays émergents qui essaient quand même de profiter de l'effondrement de leurs monnaies. La nouveauté, c'est que les États-Unis qui étaient absents des champs de bataille depuis des années, semblent vouloir entrer en guerre à leur tour. Le problème, on le rappelle, c'est que pour que des monnaies baissent, il faut que d'autres montent. On est donc reparti pour une nouvelle foire d'empoigne sur les monnaies. À l'heure où toutes les croissances patinent et la déflation guette, la baisse de la monnaie permet en théorie de relancer les exportations et de booster l'inflation. Mais le problème, c'est que les théories ne se vérifient jamais dans la réalité.

Cet article est réalisé par Fidus

Au jeu des prédictions, encore un mauvais point. Cette fois-ci, c'est pour ceux qui annoncent depuis des mois l'imminence de la parité entre l'euro et le dollar. Cela fait des mois que le marché des changes, et en particulier l'euro contre le dollar, fluctue de façon irrégulière et imprévisible. Un coup à la hausse. Un coup à la baisse. Tous les raisonnements et les corrélations classiques ne fonctionnent plus depuis longtemps.Pour une fois, on sait pourquoi le dollar baisse. Une fois de plus, c'est la Banque centrale américaine qui vient jeter le trouble. D'un côté, on a ses membres qui s'opposent par presse interposée sur la nécessité de remonter les taux. De l'autre, on a un rapport de la Fed qui indique encore que la croissance américaine n'est pas suffisamment forte et, c'est nouveau, que cette croissante est...
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