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Israël envisage de légaliser des colonies sauvages en Cisjordanie

Proche-Orient

Une ONG israélienne accuse la colonie d'Adei Ad de servir "de refuge à des activités criminelles qui mènent à des violations des droits de l'Homme systématiques contre des Palestiniens".

OLJ/AFP
02/10/2015

Le gouvernement israélien a affirmé qu'il envisageait de légaliser des colonies "sauvages" en Cisjordanie occupée dans un document rendu public par une ONG qui accuse l'une d'elles de servir de refuge à des extrémistes.

L'ONG israélienne de défense des droits des Palestiniens, Yesh Din, a intenté une action en justice contre la colonie sauvage d'Adei Ad, dans le nord de la Cisjordanie, fondée en 1998. Selon l'ONG, Adei Ad doit être évacuée "non seulement car elle est illégale, construite sur une terre privée palestinienne, mais aussi parce que ce lieu sert de refuge à des activités criminelles qui mènent à des violations des droits de l'Homme systématiques contre des Palestiniens".

Dans un document destiné au tribunal consulté jeudi par l'AFP, le gouvernement israélien a dit être opposé à la destruction de cet avant-poste qui pourrait être, toujours selon le gouvernement, légalisé avec d'autres implantations illégales de cette région. "L'Etat veut rendre légale cette implantation tout en admettant qu'elle a été établie illégalement", affirme Yesh Din dans un communiqué.

 

(Pour mémoire : Colonisation : 300 nouveaux logements en Cisjordanie, un "crime de guerre" pour les Palestiniens)

 

Les colonies sauvages sont illégales y compris aux yeux des lois israéliennes. La communauté internationale ne fait pas de distinction entre colonies légales ou illégales, et considère que toutes les constructions civiles israéliennes sur les territoires occupés ou annexés depuis 1967 violent le droit international. C'est pour une bonne part de ces colonies sauvages, souvent formées de quelques mobile-homes sur une colline, que viennent de jeunes juifs radicaux qualifiés de "jeunesse des collines" en Israël.

Les habitants d'Adei Ad démentent toutefois toute implication dans des actes de violence contre des Palestiniens. "Les jeunes des collines ne viennent pas ici", a affirmé Tzouri Amiour, l'un des habitants de la colonie, au quotidien Maariv.

C'est dans un village tout près d'Adei Ad, qu'un incendie criminel attribué à des extrémistes juifs avait coûté la vie il y a plusieurs semaines à un bébé palestinien et ses parents. Des extrémistes juifs qui signent souvent leurs actions de l'inscription "Prix à payer" s'en prennent aux Palestiniens, aux Arabes israéliens, aux lieux de culte chrétiens et musulmans en représailles à des décisions israéliennes qu'ils jugent hostiles à la colonisation.

 

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