Liban

Reçu par Hollande, Sleiman évoque un « Genève 3 » pour la Syrie...

Crise

« Je n'ai pas encouragé le chef de l'État français à venir au Liban », confesse, embarrassé, l'ancien président.

28/09/2015

Après avoir été reçu à titre privé vendredi à l'Élysée par François Hollande, l'ancien président Michel Sleiman a rencontré samedi au Prince de Galles un groupe restreint de journalistes libanais et arabes. Au cours d'un entretien de plus de deux heures, l'ancien chef d'État a rendu compte de sa rencontre avec le président français, qui lui a fait part de son intention de se rendre prochainement au Liban.
« Je ne l'ai pas encouragé à venir chez nous », a indiqué M. Sleiman. « Ces entretiens avec les grands de ce monde deviennent embarrassants, dans la mesure où ils nous demandent toujours ce qu'ils peuvent faire pour le Liban, et que nous évitons de dire que nous sommes incapables de parvenir à une entente minimale sur les questions essentielles », a-t-il confié.


M. Sleiman a remercié son interlocuteur pour l'intérêt qu'il porte au Liban, un pays plombé par la lourde présence des réfugiés syriens, une crise institutionnelle et des pertes énormes du fait de la guerre en Syrie, estimées déjà en 2013 à 7,5 milliards de dollars et revues aujourd'hui à hauteur de 11 milliards.
Abordant la conjoncture libanaise et régionale, Michel Sleiman a estimé que nous sommes à la veille d'un « Genève 3 », qui engagerait la Syrie sur la voie d'une solution politique. Le Liban « ne doit pas rester sur le bord du chemin », a-t-il lancé. Et l'ancien président d'expliquer que si les Libanais et leurs amis dans le monde ne prenaient pas les mesures qui s'imposent, « le pays ferait une fois de plus les frais d'un éventuel règlement de la crise syrienne ».
« Le Liban a subi de lourdes pertes du fait du conflit en Syrie, a encore souligné l'ancien chef d'État, et il devrait faire partie de la solution en Syrie, ne serait-ce que par la délimitation précise de la frontière entre les deux pays et par l'élargissement des dispositions de la résolution 1703 du Conseil de sécurité relative au contrôle de nos frontières. »
« Il y a aussi la reconstruction de la Syrie à laquelle nous devons être partie prenante », a-t-il poursuivi avant de revenir sur la question du préjudice subi par le Liban du fait de la guerre en Syrie, en insistant sur le fait que « nous avons droit à des indemnisations ».


Au chapitre de la détente ressentie dans le monde et dans notre région depuis la signature de l'accord sur le nucléaire iranien, M. Sleiman a estimé qu'une « nouvelle ère s'est ouverte » après cette signature et que cela ne peut que se répercuter positivement sur le Liban. « La solution au Liban sera plus accessible dans la mesure où chacun des acteurs régionaux assume pleinement son rôle dans la crise régionale », a-t-il expliqué. Et de rappeler à cet égard « qu'une concertation internationale sur le Liban est sur le point de s'ouvrir aux Nations unies et qu'elle devrait faciliter le déblocage de notre crise interne avec pratiquement une élection présidentielle en perspective et une vision plus claire de la reprise du rôle du Liban sur la scène politique régionale ».

 

Un président consensuel
Abordant la crise politique interne par le biais du dialogue national actuellement en cours, l'ancien président de la République a recommandé que ces rencontres accordent la plus grande priorité à l'élection d'un nouveau chef de l'État « qui ne peut qu'être consensuel et qui pourrait assumer en priorité l'élaboration d'une loi électorale à même d'assurer une représentation parlementaire authentique ». Au sujet de l'Assemblée actuelle, Michel Sleiman a affirmé qu'elle est légale et constitutionnelle, mais qu'elle n'est pas « conforme aux règles de la démocratie ».
Sur l'élection d'un président au suffrage universel, Michel Sleiman a dit qu'il acceptait ce principe à condition que cette élection n'impose pas un candidat appartenant à la communauté maronite afin de laisser l'électeur libre de choisir le meilleur des candidats, quitte à procéder par la suite à des ajustements pour sauvegarder l'équilibre confessionnel au niveau des hautes charges de l'État.
Enfin, interrogé sur son avenir politique, il a annoncé le lancement prochain d'un mouvement (et non d'un parti) qui réunirait des personnalités et de simples citoyens de diverses familles spirituelles et des représentants de la société civile « pour réfléchir et agir en vue d'un véritable renouveau libanais ».

 

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FAKHOURI

M. Sleiman, avec tout le respect que je vous dois, je n'ai pas à vous apprendre qu'il n'y a rien à attendre du Président français qui se débat dans un merdier qu'il a mis en place et qu'il a creusé depuis 3 ans

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Ou même, pire, comme Rocard ou Giscard !

M.V.

Si Sleiman se met au pédalo ...il n'a pas fini de barboter dans le virtuel de la marre Made In Normal 1er...

Honneur et Patrie

Michel Sleiman a bien fait de ne pas encourager François Hollande à venir au Liban car ce dernier souhaiterait venir chez nous pour donner à boire à des ânes qui n'ont pas soif.

TYAN Georges

Nous lui devons en grande partie la situation bordélique où nous pataugeons.
Vaudrait mieux qu'il aille se rhabiller.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE PAQUEBOT LIBANAIS... SANS CAPITAINE... ET AVEC UN ÉQUIPAGE DE NULLITÉS... SE DÉBÂT DANS L'OEIL DU CYCLONE... IL PREND L'EAU DE TOUTES PARTS... LES PROPOSITIONS DU PRÉSIDENT SLEIMANE SONT À CONSIDÉRER SÉRIEUSEMENT !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Il finit comme Bayrou, celui-là.

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