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Nos lecteurs ont la parole - Sylvie Eddé Shlink

II - L’instinct de survie

Je l'ai déjà connu, je pensais même avoir fait le tour pour en apprécier davantage ce goût d'une vie qui vous échappe et à laquelle on s'accrochedésespérément.
C'était le 30 août 2015, un dimanche de tournoi tout simplement. La soirée s'annonçait agréable et je tenais bien fort dans ma main le fruit de ma victoire, 50 000 LL, que je devais partager avec ma partenaire.
Il était 20h30 et puis, sans raison apparente, mis à part le choc d'une chaise en osier fraîchement repeinte, je me suis retrouvée allongée au sol, face contre terre. J'essayais alors de me situer dans l'espace et dans le temps...
L'odeur des oliviers, le parfum des gardénias, le café qui embaumait, les habitués du club qui devisaient gaiement...
Non, ce n'était pas le mont des Oliviers, le jardin de Gethsémani, c'était moi, piteuse image en pleurs, et c'est dans des bras virils bien en chair que je repris mes esprits en dépit des contusions. Mon verre de whisky m'attendait.
Rebelote ou pas, la vie a du bon.

Sylvie EDDÉ SHLINK

Je l'ai déjà connu, je pensais même avoir fait le tour pour en apprécier davantage ce goût d'une vie qui vous échappe et à laquelle on s'accrochedésespérément.C'était le 30 août 2015, un dimanche de tournoi tout simplement. La soirée s'annonçait agréable et je tenais bien fort dans ma main le fruit de ma victoire, 50 000 LL, que je devais partager avec ma partenaire.Il était 20h30 et puis, sans raison apparente, mis à part le choc d'une chaise en osier fraîchement repeinte, je me suis retrouvée allongée au sol, face contre terre. J'essayais alors de me situer dans l'espace et dans le temps...L'odeur des oliviers, le parfum des gardénias, le café qui embaumait, les habitués du club qui devisaient gaiement...Non, ce n'était pas le mont des Oliviers, le jardin de Gethsémani, c'était moi, piteuse image en pleurs,...
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