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Moyen Orient et Monde - Crise Des Migrants

L’Allemagne veut ouvrir encore plus les portes de l’Union européenne

L' « exode » des réfugiés qui affluent vers le Vieux Continent submerge l'île grecque de Lesbos.

La petite île grecque de Lesbos doit accueillir, à elle seule, 20 000 candidats à l’exil, soit le quart de sa population. Robert Atanasovski/AFP

Déjà très en pointe par rapport à ses partenaires, l'Allemagne a appelé hier l'Europe à ouvrir encore plus ses portes aux réfugiés, qui se pressent par dizaines de milliers aux frontières de l'Union européenne, en un flot ininterrompu malgré les obstacles.
Devenue le lieu emblématique d'une vague sans précédent depuis 1945, la petite île grecque de Lesbos doit accueillir à elle seule 20 000 candidats à l'exil, soit le quart de sa population. Des dizaines de milliers d'autres poursuivent leur marche obstinée vers l'Europe du Nord à travers les Balkans. L'Allemagne reste la destination rêvée de la plupart d'entre eux, un choix qui devrait encore être conforté par les dernières déclarations de la chancelière allemande, Angela Merkel, et de son ministre de l'Économie, Sigmar Gabriel.
« Nous avons besoin au final d'un système ouvert de quotas pour la répartition obligatoire des personnes qui ont un droit à l'asile », a déclaré Mme Merkel, en jugeant que plafonner à l'avance le nombre de migrants n'avait aucun sens. Et, selon elle, la proposition attendue aujourd'hui de la Commission européenne de répartir 120 000 migrants en Europe n'est qu'un « premier pas », malgré les réticences de certains pays de l'UE. Concernant la seule Allemagne, « je pense que nous pouvons certainement gérer un chiffre de l'ordre du demi-million (de réfugiés par an) pendant plusieurs années (...) peut-être même plus », a déclaré, de son côté, le vice-chancelier social-démocate Sigmar Gabriel.

L'Onu veut une « réponse globale »
Selon les derniers chiffres de l'Onu, plus de 380 000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la Méditerranée depuis janvier, et 2 850 sont morts ou portés disparus. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a prédit que cet « exode », comme il l'a lui-même appelé, risquait de durer « des années ». Il a par ailleurs qualifié les passeurs de « meurtriers ». Face à l'ampleur du phénomène, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a exhorté les dirigeants européens à se montrer solidaires des migrants. Il organisera, le 30 septembre à New York, une réunion sur ce dossier, a indiqué son porte-parole. De son côté, Peter Sutherland, représentant spécial de l'Onu sur les migrations, a insisté sur la nécessité d'une « réponse globale » de la communauté internationale, dont l'Europe ne serait qu'un élément.

À travers champs...
Toutefois, les signes de solidarité se multiplient un peu partout en Europe. Les clubs de foot engagés dans l'Europa League vont ainsi donner un euro par billet vendu de leur première rencontre européenne. Les municipalités d'Espagne dirigées par le mouvement des « indignés » ont lancé un mouvement citoyen pour créer un réseau de « villes-refuges européennes ». Au Royaume-Uni, un débat a été organisé à la Chambre des Communes à la demande de l'opposition travailliste, qui estime que le pays pourrait faire mieux que l'accueil de 20 000 Syriens en cinq ans proposé par le gouvernement. Et, après avoir paru en retrait, la France a accepté d'accueillir 24 000 réfugiés dans les deux prochaines années.
Sur le terrain, à la frontière nord de la Grèce, qui permet à des milliers de migrants de passer chaque jour vers la Macédoine, la police a choisi d'identifier une personne par groupe parlant anglais, chargée de rassembler les papiers de tous ses camarades. Elle se voit affecter un numéro et quand ce numéro est appelé, c'est tout le groupe qui passe la frontière. Dans un flux continu, ils prennent ensuite le chemin de la Serbie, de la Hongrie et de l'Autriche, d'où ils veulent rejoindre l'Allemagne.
Dans le sud de la Hongrie, à proximité de la frontière serbe, exaspérés d'avoir attendu en vain plusieurs heures, des centaines de migrants ont forcé hier des cordons policiers pour poursuivre leur route coûte que coûte. Ils se sont ensuite enfuis en courant à travers champs, certains portant des enfants, pour retrouver la voie ferrée qui devait les conduire plus au nord. Plus loin, l'Autriche a renoncé à contrôler les trains à la frontière avec la Hongrie et des trains spéciaux relient désormais Vienne à Munich.

(Source : AFP)

Déjà très en pointe par rapport à ses partenaires, l'Allemagne a appelé hier l'Europe à ouvrir encore plus ses portes aux réfugiés, qui se pressent par dizaines de milliers aux frontières de l'Union européenne, en un flot ininterrompu malgré les obstacles.Devenue le lieu emblématique d'une vague sans précédent depuis 1945, la petite île grecque de Lesbos doit accueillir à elle seule 20 000 candidats à l'exil, soit le quart de sa population. Des dizaines de milliers d'autres poursuivent leur marche obstinée vers l'Europe du Nord à travers les Balkans. L'Allemagne reste la destination rêvée de la plupart d'entre eux, un choix qui devrait encore être conforté par les dernières déclarations de la chancelière allemande, Angela Merkel, et de son ministre de l'Économie, Sigmar Gabriel.« Nous avons besoin au final...
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