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Économie - Énergie

La fusion GE-Alstom en passe d’être validée par l’UE

L'Union européenne (UE) devrait mettre fin aujourd'hui au suspense entourant la fusion GE-Alstom : la Commission va donner son feu vert à cette opération à 12 milliards d'euros (13,4 milliards de dollars) après avoir obtenu des concessions jugées satisfaisantes du conglomérat américain. Plus d'un an après son annonce, la Commission, gardienne de la concurrence en Europe, a finalement décidé d'approuver ce mariage déjà validé par le gouvernement français et les conseils d'administration des deux entreprises, a indiqué hier à l'AFP une source proche du dossier ayant requis l'anonymat. La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager devrait donner aujourd'hui une conférence de presse pour expliquer les raisons ayant motivé cette décision positive, selon la source. Elle devrait notamment énoncer les différents « remèdes » (concessions) promis par GE pour éviter des distorsions de concurrence éventuelle, selon la source.
Signes des tensions entourant ce dossier sensible, la Commission avait repoussé par deux fois sa décision. En février dernier, l'UE avait décidé d'approfondir son enquête (dite « de phase 2 » dans le jargon bruxellois) sur l'opération, en invoquant notamment une possible réduction de la concurrence dans les turbines à gaz de haute puissance, principalement utilisées dans les centrales électriques utilisant ce combustible. Ses craintes portaient principalement sur le marché de l'entretien ou de la maintenance de ces turbines, au moment où la fabrication patine. Aujourd'hui, GE détient 50 % de ce marché, suivi par Siemens (un peu plus de 23 %), le japonais Mitsubishi Hitachi Power Systems (MHPS) arrive ensuite avec 13 %. Alstom (7 %) et l'italien Ansaldo Energia (3 %) en sont aussi les principaux acteurs. La maintenance est au cœur des économies potentielles de 3 milliards de dollars évaluées par GE, ce qui l'a d'ailleurs conduit à prévoir un doublement de ses bénéfices entre 2016 et 2018. Le groupe américain a pris en outre des engagements auprès du gouvernement français dont la création d'un millier d'emplois. Il n'a ainsi eu de cesse de répéter qu'il n'accepterait pas de faire des concessions altérant l'intérêt économique de l'opération. Mais devant la détermination de Bruxelles, GE aurait infléchi sa position non sans demander à Alstom de partager l'effort. Le groupe français a consenti fin juillet à réduire de 300 millions d'euros (335 millions de dollars) le prix de la transaction. Sensible au changement d'attitude de GE, la Commission lui a accordé un nouveau délai fin juillet pour se prononcer. GE aurait finalement accepté de céder des actifs dans les services de maintenance et des brevets au groupe italien Ansaldo Energie SpA, selon des sources proches du dossier confirmant des informations de presse.
Si le plus dur semble avoir été fait, le casse-tête règlementaire n'est pas pour autant terminé pour le conglomérat américain qui doit encore obtenir le feu vert des autorités dans différents pays, dont les États-Unis.
(Source : AFP)

L'Union européenne (UE) devrait mettre fin aujourd'hui au suspense entourant la fusion GE-Alstom : la Commission va donner son feu vert à cette opération à 12 milliards d'euros (13,4 milliards de dollars) après avoir obtenu des concessions jugées satisfaisantes du conglomérat américain. Plus d'un an après son annonce, la Commission, gardienne de la concurrence en Europe, a finalement décidé d'approuver ce mariage déjà validé par le gouvernement français et les conseils d'administration des deux entreprises, a indiqué hier à l'AFP une source proche du dossier ayant requis l'anonymat. La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager devrait donner aujourd'hui une conférence de presse pour expliquer les raisons ayant motivé cette décision positive, selon la source. Elle devrait notamment énoncer les différents...
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