Rechercher
Rechercher

Économie - Conjoncture

La croissance américaine plus forte que prévu

Alors que les turbulences financières secouent l'économie mondiale depuis quelques semaines, une éclaircie vient des États-Unis : la croissance se porte bien, même mieux que prévu.

L’expansion économique américaine a rebondi au deuxième trimestre avec une hausse du PIB de 3,7 %. Adek Berry/AFP

Comme une éclaircie au milieu d'une semaine tourmentée par les turbulences financières, la croissance américaine s'est révélée bien plus forte que prévu d'avril à juin, ce qui laisse présager une activité encore vigoureuse au 3e trimestre.
L'expansion économique aux États-Unis a solidement rebondi au 2e trimestre, le produit intérieur brut (PIB) affichant une hausse de 3,7 % en rythme annualisé, a annoncé hier le département du Commerce. Cette deuxième estimation révise en hausse de 1,4 point de pourcentage la première évaluation du ministère et s'inscrit bien au-dessus des prévisions des analystes qui tablaient sur une croissance de 3,1 %.
Ce rythme soutenu d'expansion, le meilleur depuis le 3e trimestre de 2014, montre un net rebond par rapport au 1er trimestre où l'hiver rigoureux avait étouffé la croissance à +0,6 %. Au deuxième trimestre, ce sont les consommateurs qui, par leurs dépenses, ont dopé l'activité. La consommation, qui compte pour les deux tiers du PIB américain, a en effet augmenté de 3,1 % contre 2,9 % pour la première estimation et 1,8 % au 1er trimestre.
Autre bonne nouvelle, les investissements des entreprises ont repris de l'allant (+3,2 %) dans tous les secteurs, des constructions aux équipements en passant par les droits de propriété intellectuelle. La première estimation les voyait au contraire en recul. C'est aussi leur meilleur taux de croissance depuis deux trimestres.
Les stocks également ont augmenté plus que précédemment estimé (+8,3 %), ce qui est à double tranchant toutefois car cela peut signifier qu'ils seront éliminés au cours des prochains trimestres sans devoir être reconstitués de façon imminente. Mais, pour Paul Ashworth, économiste en chef de Capital economics, il ne faut pas croire les esprits chagrins qui mettront ce rebond de la croissance au 2e trimestre sur le compte d'une embellie des stocks : « C'est principalement dû à la consommation et à l'investissement privé comme public », se réjouit cet analyste.
Fait notable, en effet, le gouvernement (via les dépenses du secteur de la défense), les États et les collectivités locales se sont enfin remis à investir.
Les dépenses publiques sont remontées dans le vert affichant leur plus forte progression depuis cinq ans (+2,6 %). Elles étaient en recul chaque trimestre depuis 2012. Les exportations ont confirmé leur rétablissement, augmentant de 5,2 %, tandis que les importations ont progressé moins fortement qu'anticipé (+2,8 %).
Cette nouvelle est bienvenue pour l'administration présidentielle démocrate. « L'économie a crû à un rythme bien plus soutenu qu'on ne le pensait au 2e trimestre par rapport au 1er, grâce aux dépenses de consommation notamment », a commenté la Maison-Blanche dans un communiqué. L'élan semble donné pour le 3e trimestre alors que le rythme d'activité et d'emplois de juillet laisse présager une croissance autour de 2,5 % de juillet à septembre.
Le bon chiffre de la croissance américaine tranche avec les mauvaises nouvelles de la semaine, où les Bourses mondiales ont bu la tasse craignant l'impact d'un ralentissement de l'économie chinoise. Il relance aussi le dilemme de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur le calendrier d'une hausse des taux d'intérêt alors que la prochaine réunion du Comité monétaire se tient dans trois semaines, les 16 et 17 septembre.
« Même si les chiffres de la croissance montrent que l'économie des États-Unis est capable d'absorber une hausse des taux, la volatilité des marchés boursiers mondiaux va probablement voir la Fed observer une pause », a affirmé Nariman Behravesh, chef économiste pour IHS. « Cela accroît les probabilités pour une première hausse en décembre plutôt qu'en septembre », conclut cet expert.

(Source : AFP)

Comme une éclaircie au milieu d'une semaine tourmentée par les turbulences financières, la croissance américaine s'est révélée bien plus forte que prévu d'avril à juin, ce qui laisse présager une activité encore vigoureuse au 3e trimestre.L'expansion économique aux États-Unis a solidement rebondi au 2e trimestre, le produit intérieur brut (PIB) affichant une hausse de 3,7 % en rythme annualisé, a annoncé hier le département du Commerce. Cette deuxième estimation révise en hausse de 1,4 point de pourcentage la première évaluation du ministère et s'inscrit bien au-dessus des prévisions des analystes qui tablaient sur une croissance de 3,1 %.Ce rythme soutenu d'expansion, le meilleur depuis le 3e trimestre de 2014, montre un net rebond par rapport au 1er trimestre où l'hiver rigoureux avait étouffé la croissance...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut