Liban

« Il faut tout miser sur les municipalités », estime un activiste de Terre-Liban

Gestion des déchets
18/08/2015

Il y a quelques mois encore, les associations pour la protection de l'environnement menaient campagne auprès des municipalités pour les sensibiliser aux méthodes durables et écologiques de gestion des déchets ménagers.
Depuis le début de la crise des déchets avec la fermeture, le 17 juillet dernier, de la décharge de Naamé, ce sont les municipalités, noyées sous leurs ordures, qui courent après les ONG et associations.

Parmi ces dernières, Terre-Liban, qui travaille avec une quinzaine de municipalités. Mais selon Antoine Abou Moussa, ingénieur spécialisé dans l'environnement et membre de l'association, des dizaines de municipalités, à travers le Liban, cherchent l'aide d'ONG pour, notamment, mettre en place le tri des déchets.
Les municipalités ont pris conscience que le monopole d'entreprises privées, telles que Sukleen, en matière de gestion des déchets leur faisait perdre beaucoup d'argent. « Le tri revient moins cher et il est plus durable. Les municipalités font beaucoup plus confiance aux ONG et associations qu'aux entreprises privées ou au gouvernement », explique M. Abou Moussa, qui précise également que certaines municipalités sont lourdement endettées, en raison du budget important consacré par l'État à Sukleen et prélevé directement dans la caisse autonome des municipalités. « Aujourd'hui, nous misons sur les municipalités car nous avons perdu tout espoir que le gouvernement trouve une solution durable » à la crise des déchets, poursuit l'activiste.

Roumieh est un exemple de coopération entre Terre-Liban et une municipalité. « Roumieh a mis en place un système de compostage des déchets organiques très poussé », note Antoine Abou Moussa.
Selon lui, la gestion des déchets ne doit pas être la prérogative du gouvernement, mais celle des municipalités : « Il faut décentraliser. » Dans cette optique, Terre-Liban travaille aujourd'hui à l'élaboration d'un réseau de municipalités indépendantes favorables au tri, qui se concrétisera « dans les mois à venir », espère M. Abou Moussa.

Mais pour que la gestion des déchets à travers le tri fonctionne de manière efficace et durable, les municipalités doivent adopter une politique stricte envers la population. « Il faut obliger les gens à trier, il n'y a pas d'autres façons », insiste l'activiste.

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