L'afflux des réfugiés syriens vers le Liban a continué d'augmenter, et ce en dépit de la décision de la politique adoptée par le gouvernement en octobre 2014 visant à limiter l'accès de nouveaux réfugiés.
C'est ce que montrent les chiffres avancés par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, qui révèle que le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés a enregistré quelque 60 000 nouveaux réfugiés au cours des dix derniers mois. Pour le seul mois de juillet 2015, 9 486 Syriens sont entrés au Liban, une preuve que l'afflux des réfugiés se poursuit à un rytme soutenu. À ce jour, le nombre des déplacés syriens enregistrés par le HCR a dépassé les 1 200 000.
Selon un tableau obtenu par L'Orient-Le Jour et montrant le mouvement des ressortissants syriens vers le Liban, depuis janvier 2014 jusqu'en juillet 2015, on constate que le solde des entrées et des sorties de Syriens au Liban s'établit à + 61 989, sachant qu'entre juillet 2014 et mars 2015, les soldes mensuels étaient (sauf pour août 2014) négatifs, c'est-à-dire que les sorties étaient plus nombreuses que les entrées.
Autre point intéressant à noter, c'est que la reprise du flux de réfugiés syriens depuis avril dernier se poursuit, mais les chiffres restent toutefois bien en deça des soldes positifs des mois allant de janvier à juin 2014.
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Devant ces chiffres, M. Bassil a appelé au respect de la décision prise par l'exécutif prévoyant que des mesures strictes soient prises à ce niveau par les autorités libanaises qui doivent également faire preuve de fermeté à l'égard des organisations internationales pour les contraindre à respecter la politique officielle.
Selon une source ministérielle, le plan adopté par le gouvernement comporte trois points : tout d'abord, stopper l'afflux massif de réfugiés et la réduction du nombre des réfugiés présents sur le territoire libanais, ensuite la réduction des pertes subies par l'État libanais du fait de la présence des réfugiés, et enfin la préservation de la sécurité et de la stabilité.
Le ministre des Affaires étrangères est partisan d'un refus du renouvellement des permis de séjour et de l'enregistrement des enfants. Il réclame en outre que l'autorisation de travailler soit accordée aux réfugiés dans le strict respect de la loi libanaise. Pour M. Bassil, le plan convenu par le gouvernement – même s'il est insuffisant – est susceptible de faire baisser le nombre des réfugiés, sachant que la priorité est le retour des déplacés dans leur pays. Malheureusement, ce plan n'a pas été appliqué, regrette le ministre.
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"pure" Goebbelslerie !
06 h 30, le 16 août 2015