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Sport - Football - Mondial 2018 / Qualifications

Espagne vs Italie, choc latin dans le « groupe de la mort »

Le tirage au sort, samedi, à Saint-Pétersbourg, a produit plusieurs duels au sommet avant la grande confrontation de la Coupe du monde en Russie.

La modèle russe et coprésentatrice du show Natalia Vodianova se tenant près de la chanteuse russe Polina Gagarina à la fin du tirage au sort des qualifications pour le Mondial 2018 de football en Russie. Kirill Kudryavtsev/AFP

Des chocs en perspectives : l'Espagne et l'Italie vont se croiser en qualifications au Mondial 2018 dans le « groupe de la mort », tout comme la France et les Pays-Bas, tandis que l'Allemagne, tenante du titre, aura la République tchèque comme principal adversaire.
L'Italie et la France étaient les deux grosses nations versées dans le 2e chapeau, celles des non-têtes de série, la faute à une dégringolade au classement Fifa (respectivement 17e et 22e). Et, comme elles pouvaient le craindre, elles ont chacune hérité d'un adversaire particulièrement ardu, rien moins que les deux finalistes du Mondial 2010.
Italie-Espagne, cela fait figure de retrouvailles de la finale de l'Euro 2012, remportée par la Roja (4-0) qui conservait son titre européen de 2008 et faisait ainsi la passe de trois, après avoir conquis sa première Coupe du monde en 2010. L'Italie, elle, compte quatre Coupes du monde à son palmarès (la dernière en 2006) et avait fait bonne figure à la Coupe des confédérations 2013 (3e), où l'Espagne avait perdu en finale (3-0 face au Brésil). Mais les deux nations latines ont vécu ensuite une énorme désillusion en se faisant éliminer dès le premier tour du Mondial 2014 au Brésil. Et elles traînent quelque peu en qualifications de l'Euro 2016, en n'étant pour l'instant que 2e de leurs groupes, l'Italie étant devancée par la Croatie et l'Espagne par la Slovaquie.

La Belgique bien lotie
Mais Roja et Azzurri représentent toujours deux nations majeures du Vieux Continent, surtout la première, comme en témoignent ses succès en clubs (FC Barcelone et FC Séville vainqueurs des deux coupes d'Europe en 2015) et en sélections de jeunes. « Affronter un adversaire de la valeur de l'Espagne doit représenter une grande incitation pour la Nazionale et pour tout le mouvement footballistique italien », a réagi le sélectionneur Antonio Conte. Dans leur groupe G, ils affronteront également l'Albanie, Israël, la Macédoine et le Liechtenstein.
La France va retrouver les Pays-Bas, 3e du dernier Mondial, qu'elle avait battus en amical en mars 2014 (2-0) et les croisera en match de préparation à l'Euro 2016. Dans leur groupe A figurent aussi la Bulgarie, le Belarus, le Luxembourg et surtout la Suède, qui pourrait se retrouver orpheline de Zlatan Ibrahimovic mais dont les espoirs viennent d'être sacrés champions d'Europe.
Oliver Bierhoff, le manageur de l'équipe d'Allemagne qui effectuait le tirage au sort, a eu la main plutôt heureuse. « Nous sommes heureux de ne pas être avec l'Italie et l'Espagne », a-t-il déclaré. Mais la Mannschaft de Joachim Löw devra donc batailler contre la République tchèque. Le groupe C des champions du monde comprendra en outre l'Irlande du Nord, la Norvège, l'Azerbaïdjan et Saint-Marin.
La Belgique, valeur montante en Europe sous l'impulsion de la génération Hazard, est particulièrement bien lotie (Bosnie, Grèce, Estonie, Chypre dans le groupe H), alors que le Portugal de Cristiano Ronaldo devra se méfier de la Suisse dans la poule B (avec Hongrie, îles Féroé, Lettonie, Andorre).

Derby britannique
Dans le groupe F, il y aura un derby britannique entre l'Angleterre et l'Écosse (outre Slovaquie, Slovénie, Lituanie et Malte). Les rencontres de la zone Europe seront disputées du 4 septembre 2016 au 10 octobre 2017, les neuf vainqueurs de groupe obtenant leur sésame pour la Russie, les huit meilleurs deuxièmes étant reversés en barrages en novembre 2017.
Pour l'Afrique, après un premier tour d'écrémage, le 2e tour en matches allers-retours (novembre 2015) propose un choc entre l'Angola et l'Afrique du Sud, et un rendez-vous cocasse entre le Maroc et la Guinée équatoriale, entre le pays qui devait organiser la CAN 2015 et celui qui l'a finalement fait. En raison de la protection des têtes de série, ce deuxième tour ne devrait pas poser de problèmes aux grosses nations, des champions continentaux ivoiriens (contre Liberia ou Guinée-Bissau) au Cameroun (contre Somalie ou Niger), en passant par la Tunisie (contre Soudan du Sud ou Mauritanie) ou l'Algérie (contre Tanzanie ou Malawi).
Les vainqueurs de ce 2e tour seront ensuite répartis en cinq groupes de quatre, et les cinq vainqueurs de groupes iront en Russie.

(Source : AFP)

Les groupes de la zone Europe
Quatorze pays d'Europe participeront au Mondial 2018. Treize seront issus des qualifications et rejoindront la Russie, déjà qualifiée en tant que pays hôte. Pour le 1er tour (septembre 2016-octobre 2017), 52 pays membres de l'UEFA ont été répartis en neuf groupes (7 groupes de 6 équipes, 2 groupes de 5). Les neuf vainqueurs de groupe seront directement qualifiés pour la Coupe du monde.

Groupe A
Pays-Bas
France
Suède
Bulgarie
Belarus
Luxembourg

Groupe B
Portugal
Suisse
Hongrie
Îles Féroé
Lettonie
Andorre

Groupe C
Allemagne
République tchèque
Irlande du Nord
Norvège
Azerbaïdjan
Saint-Marin

Groupe D
Pays de Galles
Autriche
Serbie
Éire
Moldavie
Géorgie

Groupe E
Roumanie
Danemark
Pologne
Monténégro
Arménie
Kazakhstan

Groupe F
Angleterre
Slovaquie
Écosse
Slovénie
Lituanie
Malte

Groupe G
Espagne
Italie
Albanie
Israël
Macédoine
Liechtenstein

Groupe H
Belgique
Bosnie-Herzégovine
Grèce
Estonie
Chypre

Groupe I
Croatie
Islande
Ukraine
Turquie
Finlande

Les huit meilleurs deuxièmes des groupes se qualifieront pour des barrages (novembre 2017) en match aller-retour, dont les affiches seront fixées par tirage au sort. Les quatre équipes victorieuses seront qualifiées pour la Coupe du monde 2018.

 

Ronaldo : Le Chili, c'est difficile pour le Brésil
Ronaldo, l'ex-star brésilienne, a estimé samedi qu'affronter le Chili, vainqueur de la Copa America, était un tirage « difficile » pour le Brésil, pour la 1re journée des qualifications du Mondial 2018 de la zone Amérique du Sud.
« Le premier match contre les champions de la Copa, ce sera difficile, et puis il faudra jouer sans Neymar (suspendu), on verra », a commenté Ronaldo, alias « O Fenomeno », préposé au tirage de la zone Amérique du Sud, samedi à Saint-Pétersbourg. Concernant l'Uruguay, Diego Forlan, l'ancien attaquant vedette de la Celeste, également préposé au tirage, a indiqué : « Les qualifications de la zone Amérique du Sud, c'est toujours un moment difficile à passer et jouer contre la Bolivie, à La Paz, avec cette altitude, ce n'est jamais facile. »

 

Blatter à Poutine : Oui à la Russie
« Nous disons oui à la Russie », a déclaré le président sortant de la Fifa, Joseph Blatter, au président russe Vladimir Poutine, samedi, lors d'une entrevue avant le tirage au sort des éliminatoires du Mondial 2018 de football près de Saint-Pétersbourg. « La Fifa sera toujours derrière la Russie », a déclaré M. Blatter, assurant la Russie du « soutien total » de l'instance du foot malgré les soupçons concernant en particulier l'attribution du prochain Mondial. Cette entrevue s'est déroulée au palais Constantin, dans les environs de Saint-Pétersbourg, où s'est ensuite tenu le tirage au sort. Les deux hommes, visiblement détendus, se sont rencontrés dans une pièce du splendide palais, tous deux assis dans des fauteuils d'époque. Certains médias ont pu assister à leur entrevue durant quelques minutes. M. Poutine s'exprimait en russe et M. Blatter en allemand. « Vitali Moutko (le ministre des Sports) et Alexeï Sorokine (le directeur du Comité d'organisation local) font un travail formidable. (...) Le foot fait beaucoup pour la paix. C'est particulièrement important dans la situation géopolitique actuelle », a ajouté M. Blatter. « Nous ferons tout pour que les sportifs et les supporteurs qui viendront se sentent chez eux et que ceux qui regarderont la télévision sentent eux aussi qu'ils participent à une fête sportive internationale grandiose », a ensuite assuré M. Poutine. Ouvrant peu après la cérémonie du tirage au sort, M. Poutine a insisté que la compétition permettrait de montrer « une Russie aux multiples facettes et ouverte, capable d'étonner et d'inspirer », et de « renforcer l'intérêt du football » dans le pays et chez ses voisins.

Des chocs en perspectives : l'Espagne et l'Italie vont se croiser en qualifications au Mondial 2018 dans le « groupe de la mort », tout comme la France et les Pays-Bas, tandis que l'Allemagne, tenante du titre, aura la République tchèque comme principal adversaire.L'Italie et la France étaient les deux grosses nations versées dans le 2e chapeau, celles des non-têtes de série, la faute à une dégringolade au classement Fifa (respectivement 17e et 22e). Et, comme elles pouvaient le craindre, elles ont chacune hérité d'un adversaire particulièrement ardu, rien moins que les deux finalistes du Mondial 2010.Italie-Espagne, cela fait figure de retrouvailles de la finale de l'Euro 2012, remportée par la Roja (4-0) qui conservait son titre européen de 2008 et faisait ainsi la passe de trois, après avoir conquis sa première...
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