Liban

Bassil livre sa propre version des faits en Conseil des ministres

Conférence de presse
OLJ
24/07/2015

Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a tenu hier une conférence de presse pour donner au public sa propre version de ce qui s'est passé en Conseil des ministres, comme il dit.
« Nous avons été contraints d'apporter un éclairage sur ce qui s'est passé durant la séance du gouvernement après avoir constaté que les fuites ne sont généralement pas conformes à la réalité », a déclaré M. Bassil. Le ministre a ajouté que les déclarations, notamment officielles, « reflètent un seul point de vue », soulignant « qu'en présence d'un chef de l'État, l'habitude était de voir ce dernier s'exprimer ainsi que le Premier ministre ».
« Aujourd'hui, les débats et les conflits ont lieu entre nous et un autre camp qui donne son seul point de vue », a-t-il dit. « Le sujet débattu était centré sur la pratique constitutionnelle en l'absence d'un président », a-t-il dit. « Selon nous, la pratique souhaitée est celle du consensus, car nous sommes partenaires dans le cadre du pacte national, dans la proportion que nous représentons. Par conséquent, il ne peut y avoir de consensus sans nous. » Le ministre a réaffirmé une fois de plus qu'en l'absence d'un chef d'État, « nous le représentons, ne serait-ce que partiellement, et sommes garants de ses prérogatives en son absence ».
Puisant des exemples dans le passé, M. Bassil a rappelé qu'il est arrivé que le chef de l'État et le Premier ministre suspendent des réunions du Conseil des ministres. « Nous ne sommes pas de moindre importance que les autres. Pourquoi n'avons-nous pas autant de droits qu'eux ? » s'est-il demandé. Selon lui, en cas de conflit autour d'un sujet donné, et en l'absence de consensus, « la solution n'est pas dans la violation de la Constitution ». « Si nous ne convenons pas de la désignation d'un responsable sécuritaire, ce n'est pas une raison pour violer la loi », a-t-il poursuivi.
Et d'ajouter, en évoquant la question de l'élection du président : « Nous ne pouvons accepter qu'un veto collectif soit mis sur les quatre formations qui représentent les chrétiens, en empêchant les quatre dirigeants de ces formations d'accéder à la présidence de la République. »
M. Bassil a souligné à ce propos qu'il ne prend pas la défense du chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, uniquement, mais également celle du chef des FL, Samir Geagea, du chef des Marada, Sleiman Frangié, et de l'ancien président Amine Gemayel.
Revenant sur les manifestations de rue organisées par le CPL, il a tenu à souligner qu'il s'agissait d'un « droit constitutionnel », rappelant que lors de la désignation de Nagib Mikati à la tête du gouvernement, « le chaos a régné dans les rues », dans une allusion aux manifestations de colère dans la rue sunnite.
Évoquant le dossier des déchets, il a affirmé qu'il fallait tout simplement « appliquer les décisions déjà prises » par le gouvernement pour résoudre cette question. « Que celui qui est concerné par ces décisions passe à l'action », a-t-il lancé à l'adresse du ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk.

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Bery tus

Non moi je dirai le pays a ete vendue a l'iran seulement car l'Arabie saoudite a de tout temps fait partie intégrante du paysage politique libansis ne serais ce que les 2 font partie de la ligue arabe !!

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LA PRATIQUE SOUHAITÉE EST CELLE DU CONSENSUS... (NON DE LA DÉMOCRATIE)... NOUS DIT LE BASSILO GENDRISSIMO PARAVENTISSIMO... C.A.D. CELLE DE LA PARALYSIE COMME IL EN EST DANS LA PRÉSIDENTIELLE ET TOUTES LES INSTITUTIONS ! LE PAYS EST LIVRÉ TOUT ENTIER AUX VENDUS... EXÉCUTEURS D'ORDRES DE LA PERSÉE ET DE LA SAOUDICÉE !!!

Halim Abou Chacra

Marre, marre, de ces enfantillages ! Ils se plaignent de "l'absence d'un président" alors que ce sont eux les responsables de cette absence d'un président ! Il a suffi que le patriarche maronite évoque "les boycotteurs de la présidentielle comme responsables du vide à la présidence" pour que les critiques pleuvent sur lui dans leur site. On aura tout vu dans cette décadence et cette pagaille politiques !

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