Lors d'une corrida à Pampelune, dans le cadre des fêtes de la San Fermin qui se sont achevées mardi, le matador espagnol Juan José Padilla a mis à mort un taureau de l'élevage Garcigrande. Auparavant, lundi, lors du septième lâcher de taureaux de ces fêtes traditionnelles, deux personnes avaient été encornées. Dans les ruelles pavées et sinueuses de Pampelune, les taureaux de combat (d'une demi-tonne chacun) ont chargé une foule d'amateurs de risque, beaucoup moins nombreux toutefois que lors des premières courses, pendant deux minutes et 12 secondes de folie. Quatres personnes ont été blessées lundi, dont trois ont été hospitalisées, a annoncé la région de Navarre, dont Pampelune est la capitale. Tous les blessés étaient de nationalité espagnole. Un jeune homme de 22 ans a ainsi reçu un coup de corne à la jambe gauche et un autre homme, de 32 ans, a été touché à l'abdomen. Un adolescent de 18 ans a subi un traumatisme au genou et un quatrième coureur a souffert d'un traumatisme crânien. Chargeant la foule, entraînant des chutes et piétinant les hommes, les bêtes ont foncé sur 848,6 mètres jusqu'aux arènes, où elles ont été par la suite sacrifiées lors de plusieurs corridas. Le dangereux rituel a causé la mort de 15 personnes depuis 1911, la dernière victime, un Espagnol de 27 ans, remontant à 2009.
Photos Ander Gillenea/AFP


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