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Culture - Festival

The Script, élixir de jeunesse de Byblos

Le groupe pop-rock irlandais a soulevé un auditoire d'adolescents acquis à sa cause, sur les gradins du vieux port.

Vingt millions d'albums vendus et des tournées à rallonge, cela fait déjà sept ans que le trio The Script fait exulter des foules impressionnantes – avec une facilité déconcertante – à travers le monde. Même la reine Elizabeth II adore les tubes des Irlandais. Mais si hier soir Sa Majesté aux élégants chapeaux ne s'était pas déplacée jusqu'à Byblos, plusieurs milliers d'adolescents (et d'adolescentes, à une courte majorité) avaient fait le chemin afin de voir leurs idoles.

Heureusement pour eux, pas d'exception à la règle ce soir : les musiciens originaires de Dublin sont toujours aussi rodés à l'exercice scénique. Les stadium-rockers, à classer quelque part entre les candides OneRepublic, Coldplay et leurs compatriotes U2, se mettent l'auditoire du festival de Byblos dans la poche dès les premières minutes du concert. L'ancien morceau Breakeven (Falling to Pieces) enflamme la foule qui accompagne le groupe en chantant les refrains à tue-tête. À l'image du tube Superheroes, issu de leur quatrième et dernier album No Sound Without Silence, qui emporte aussitôt le public.

En bons professionnels qu'ils sont, le groupe fait rapidement de la scène son espace de jeu. Et pour cause, les musiciens de The Script se connaissent depuis bientôt deux décennies. Concurrents des Worlds Apart et de *NSYNC, leur premier groupe s'appelait My Town. Mais tous ces boys bands nés au milieu des années 90 avaient disparu aussi rapidement qu'ils étaient apparus. Il a fallu attendre 2008 et l'arrivée du batteur Glen Power pour que le groupe se reforme. Mais le chanteur Danny O'Donoghue – flanqué d'un tatouage Irish Power sur l'épaule droite – en a gardé certains automatismes : il n'hésite pas à se jeter dans les bras de son public afin de rentrer en communion avec lui.

Malaises
« Nous n'avons pas des fans, nous avons une famille. » Voilà le message posté sur Twitter il y a quelques jours par The Script. On se trouverait presque avec la larme à l'œil face à ce déversement d'autant de bons sentiments. Ou sur le point de s'évanouir. Le public aussi, mais pas pour des raisons similaires. Les jeunes fans, dont certains arborent même le drapeau irlandais, se pâment devant leurs idoles qu'ils applaudissent à torrents.
If You Could See Me Now, Man on a Wire, The Man Who Can't Be Moved : les morceaux énergiques et sirupeux se suivent, mais la ferveur des spectateurs reste inchangée. Et le groupe leur rend bien : « Vous êtes la foule la plus bruyante qu'on ait jamais vue. » Ou encore : « Sans vous, nous ne sommes rien », confient les musiciens, comme ils ont dû le faire durant toute leur tournée.

Que ce soit dans la fosse pleine à craquer, ou jusqu'au dernier rang, les spectateurs se laissent largement emporter par une pop-rock FM dont Hall of Fame est l'étendard. La chanson, calibrée pour les ondes radiophoniques, clôt le concert en fanfare. Bras levés et caméras de smartphones activées, la jeunesse libanaise se rêvait hier soir un avenir autant pavé de succès que le groupe irlandais.

 

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