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Culture - Festivals

All of... Mr Legend à Byblos

C'est le crooner américain John Legend qui a donné, hier soir, le coup d'envoi de la 13e édition du Festival de Byblos, en égrenant quasiment tous les tubes de son répertoire romantico-sensuel.

Annoncé à 21h30, le concert débute à 22h pile. Veste blanche sur tee-shirt immaculé et pantalon noir, John Legend déboule sur scène en entonnant le puissamment électrisant Made To Love. Et c'est comme une lame de fond qui emporte instantanément la foule, du sommet des gradins à la masse compacte de jeunes agglutinés dans la fosse. Une vague qui alternera tout au long de la soirée ses pics (lorsque le chanteur interprète des tubes phares que connaît et attend le public libanais) et ses creux (lorsqu'il chante des airs moins connus).
Un répertoire romantique et sensuel, une voix au timbre suave, une allure à la fois sexy et élégante, sans compter 9 Grammy Awards récoltés en moins d'une décennie : voilà qui vous pose une légende dans l'univers du R&B et soul. Celle d'un auteur-compositeur-interprète qui s'est choisi un nom de scène à la mesure de son ambition. John Legend, alias John Stephens (son véritable patronyme), est à 36 ans déjà considéré par ses pairs, dont Quincy Jones, comme un « génie » qui compte « parmi les cent personnalités les plus influentes de la scène musicale ».

Et c'est ce Legend-là qui se produisait hier au Festival de Byblos, dans le cadre de sa tournée mondiale intitulée All of Me, accompagné d'un orchestre de 7 musiciens et de 2 choristes à la gestuelle très sixties. Ainsi que d'un piano dont il jouait lui-même. Il faut dire que le talentueux Mr Legend est aussi habile pianiste qu'auteur, compositeur et interprète doué. Sans parler de ses casquettes de producteur et philanthrope.
Musicien accompli, l'acolyte de Kanye West (lequel a produit son cinquième album Love In the Futur) mêle dans son répertoire influences gospel et pop, rigueur classique et un flow hip-hop soul. Et en showman chevronné, il alterne les ballades langoureuses et romantiques qui ont fait son succès avec des morceaux aux rythmes plus saccadés.

« Je veux faire de cette soirée une nuit inoubliable, la première que j'espère d'une série à venir au Liban », lance-t-il pour chauffer le public. « Are you ready to Get lifted tonight ? » lance-t-il en référence à son premier album, dont il entame le titre phare. Le public lui manifeste son assentiment appuyé. Puis c'est le langoureux Used To Love You. Quelques refrains plus loin, avec Stay, un autre de ses succès, il tombe la veste. Il ira même changer de tee-shirt (noir cette fois) pour présenter Please don't go, une chanson de son prochain album, qu'il interprète dans la plus pure tradition du crooner romantique. Sauf qu'en dépit de tout ses efforts (vestimentaires), mis à part les très jeunes au pied de la scène, le public ne manifeste pas un enthousiasme délirant. Ses hits comme Tonight, Ordinary people, puis le dansant Give me the Green Light ne chambouleront pas les gradins non plus. Ce n'est que vers la fin du concert et après l'envoûtant Beginning que les festivaliers s'enflamment. Et réclament par de trépignants coups de pied le single au million de disques vendus, son plus gros succès à ce jour, l'entêtante mélodie amoureuse offerte à sa femme le mannequin Chrissy Teigen, All of Me. Il la leur servira en bis, à la toute fin du spectacle. Suivie de Glory tiré de la BO du film Selma (qui lui a valu un oscar et un Golden Globe) pour une finale qui mettra debout ... All of les gradins !

 

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Annoncé à 21h30, le concert débute à 22h pile. Veste blanche sur tee-shirt immaculé et pantalon noir, John Legend déboule sur scène en entonnant le puissamment électrisant Made To Love. Et c'est comme une lame de fond qui emporte instantanément la foule, du sommet des gradins à la masse compacte de jeunes agglutinés dans la fosse. Une vague qui alternera tout au long de la soirée ses pics (lorsque le chanteur interprète des tubes phares que connaît et attend le public libanais) et ses creux (lorsqu'il chante des airs moins connus).Un répertoire romantique et sensuel, une voix au timbre suave, une allure à la fois sexy et élégante, sans compter 9 Grammy Awards récoltés en moins d'une décennie : voilà qui vous pose une légende dans l'univers du R&B et soul. Celle d'un auteur-compositeur-interprète qui s'est...
commentaires (1)

Fidèle à lui même,pour un concert à 21:30, le gros du public affluait a 22:00 et l'organisation laissait faire. Assurément avoir la poigne de Myrna Boustany n'est pas à la portée de tout un chacun. Début du concert quand même à 22:00 mais dans les gradins bonjour l'ambiance. A 250,000LL le billet, c'était plutôt du 40-50 ans avec un portefeuille probablement bien garni mais un crâne plutôt dégarni et lobotomisé et une envie patente de bouder son plaisir, ambiance Corée du Nord. Clairement un désir de montrer à sa femme bottoxee qu'il est encore dans le jeu alors qu'il doit être déjà sur Viagra avec sa maîtresse. Il m'était difficile de voir dans les 5 premières rangées devant moi quelqu'un applaudir. Mais bon, je dois dire que les jeunes dans l'arène ont mis l'ambiance, merci. Quant à la connasse dernière moi qui a eu cet éclair de génie;"des qu'il chante sa chanson, on se casse", elle n'a pas comprit comment ça marche, il l'a servie en bis, c'était sûrement une aouniste. Elle devait même être à la manifestation "rendons aux chrétiens leur droit.

George Khoury

06 h 45, le 14 juillet 2015

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Commentaires (1)

  • Fidèle à lui même,pour un concert à 21:30, le gros du public affluait a 22:00 et l'organisation laissait faire. Assurément avoir la poigne de Myrna Boustany n'est pas à la portée de tout un chacun. Début du concert quand même à 22:00 mais dans les gradins bonjour l'ambiance. A 250,000LL le billet, c'était plutôt du 40-50 ans avec un portefeuille probablement bien garni mais un crâne plutôt dégarni et lobotomisé et une envie patente de bouder son plaisir, ambiance Corée du Nord. Clairement un désir de montrer à sa femme bottoxee qu'il est encore dans le jeu alors qu'il doit être déjà sur Viagra avec sa maîtresse. Il m'était difficile de voir dans les 5 premières rangées devant moi quelqu'un applaudir. Mais bon, je dois dire que les jeunes dans l'arène ont mis l'ambiance, merci. Quant à la connasse dernière moi qui a eu cet éclair de génie;"des qu'il chante sa chanson, on se casse", elle n'a pas comprit comment ça marche, il l'a servie en bis, c'était sûrement une aouniste. Elle devait même être à la manifestation "rendons aux chrétiens leur droit.

    George Khoury

    06 h 45, le 14 juillet 2015

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