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Sport - Cyclisme - Tour De France

Le duel Froome-Quintana prend forme

Froome hier lors de la première journée de repos. Le Britannique tient toutes les cartes entre ses mains, et s’il ne commet pas d’erreurs, le Tour 2015 lui appartient. Éric Feferberg/AFP

Au pied des Pyrénées, le Tour de France prend la forme d'un match attendu entre le Britannique Chris Froome et le Colombien Nairo Quintana, appelés à en découdre dans les prochaines arrivées au sommet, et ce dès aujourd'hui à La Pierre-Saint-Martin, au lendemain du jour de repos à Pau.
Les deux autres favoris au départ, l'Italien Vincenzo Nibali et l'Espagnol Alberto Contador, devront-ils se limiter au rôle d'arbitre ? Jusqu'à présent, Nibali n'a pu prendre du temps, comme il l'espérait, dans les neuf premiers jours de course. Quant à Contador, imprévisible et mystérieux jusqu'à présent, il s'est surtout fait oublier. Mais ces deux-là sont loin d'être hors du jeu : à moins de 2 min 30 sec du maillot jaune pour Nibali et à 1 min 03 sec seulement pour Contador, candidat au doublé Giro-Tour.
L'un et l'autre sont deux attaquants dont la caractéristique première est de créer des ouvertures, de chambouler les scénarios préétablis. Le champion d'Italie, malchanceux en début de Tour, a faibli samedi dans l'arrivée à Mûr-de-Bretagne. L'Espagnol a plafonné lundi dernier au mur de Huy. Deux signes contrastant avec le parcours sans faute de Froome, grand bénéficiaire du premier acte.

Froome aussi fort qu'en 2013 ?
Les chiffres, dans leur sécheresse, placent Froome en position de force. Hormis au contre-la-montre inaugural d'Utrecht, l'Anglais a gagné ou fait match nul dans tous les temps chauds. Dans le vent de la Zélande (2e étape), au mur de Huy et sur les pavés de Cambrai les jours suivants, à Mûr-de-Bretagne (8e étape) et au contre-la-montre par équipes dimanche.
À chaque fois, Froome a produit une impression rappelant le triomphateur du Tour 2013. Par sa puissance, sa détermination, sa volonté de courir à l'avant.
Est-il aussi fort qu'en 2013 ? « J'aimerais bien le croire, répond-il avec un sourire. Ce qui est sûr, c'est que j'ai deux années d'expérience en plus. »
Au moment d'évoquer la suite, le triptyque pyrénéen avec deux arrivées au sommet (La Pierre-Saint-Martin aujourd'hui et le plateau de Beille jeudi), Froome se félicite d'aborder la montagne en tête, même si le matelas de protection, 12 secondes sur l'Américain Tejay Van Garderen, est mince.
L'expérience (au Tour ou au Dauphiné) montre que le chef de file de la Sky, adepte de la méthode Armstrong, préfère prendre les devants dès la première étape de haute montagne. Il cherche le KO, et la montée sèche de La Pierre-Saint-Martin favorise ses desseins.

Le temps joue en faveur de Quintana
Quintana, lui, mise sur la durée du Tour et l'éprouvante troisième semaine qui attend les rescapés dans les Alpes. En 2013, le grimpeur des Andes, qui découvrait la course, avait terminé le Tour en trombe (2e du classement final).
Pour prendre place dans la légende du Tour en tant que premier Colombien vainqueur, il lui faut rester à distance raisonnable de Froome, déjà nanti d'une avance de 1 min 59 sec.
Crédité d'un quasi-match nul avec le Britannique dans le contre-la-montre par équipes, Quintana doit maintenant inverser la tendance. À moins de se retrouver face à un écart rédhibitoire à l'entrée des Alpes et de leur lourd programme.
Les trois journées dans les Pyrénées sont à cet égard déterminantes. Surtout les deux ascensions majeures que sont La Pierre-Saint-Martin, autrement dit le redoutable col du Soudet, et le plateau de Beille, l'équivalent ariégeois de l'Alpe d'Huez.
Entre les deux arrivées au sommet, l'étape de demain propose Aspin et le Tourmalet, deux classiques pyrénéens, pour rejoindre Cauterets. Aucun faux pas, aucune défaillance n'est permise. Ce Tour s'annonce impitoyable.
(Source : AFP)

Au pied des Pyrénées, le Tour de France prend la forme d'un match attendu entre le Britannique Chris Froome et le Colombien Nairo Quintana, appelés à en découdre dans les prochaines arrivées au sommet, et ce dès aujourd'hui à La Pierre-Saint-Martin, au lendemain du jour de repos à Pau.Les deux autres favoris au départ, l'Italien Vincenzo Nibali et l'Espagnol Alberto Contador, devront-ils se limiter au rôle d'arbitre ? Jusqu'à présent, Nibali n'a pu prendre du temps, comme il l'espérait, dans les neuf premiers jours de course. Quant à Contador, imprévisible et mystérieux jusqu'à présent, il s'est surtout fait oublier. Mais ces deux-là sont loin d'être hors du jeu : à moins de 2 min 30 sec du maillot jaune pour Nibali et à 1 min 03 sec seulement pour Contador, candidat au doublé Giro-Tour.L'un et l'autre sont deux...
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