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À La Une - Réseaux sociaux

#ThisIsACoup : quand Twitter prend fait et cause contre l'Allemagne et pour la Grèce

Plusieurs personnalités de renom, tel le Prix Nobel d'économie américain Paul Krugman et l'Espagnol Pablo Iglesias, meneur de Podemos, ont eu recours au mot-clé.

Des manifestants grecs brandissant, le 12 juillet, une banderole sur laquelle on peut lire "OXI", "Non", en guise de refus à l'austérité que la zone euro veut imposer à la Grèce. AFP PHOTO / ANDREAS SOLARO

En plein sommet européen sur un sauvetage de la Grèce, le réseau social Twitter s'est enflammé dans la nuit de dimanche à lundi contre la position jugée autoritariste de l'Allemagne, via le "hashtag" ou mot-clé #ThisIsACoup : "ceci est un coup d'Etat".

Peu avant qu'un nouvel accord entre la Grèce et la zone euro ne soit arraché à Bruxelles, ce mot-clé, dont le lancement est attribué à un professeur de mathématiques et physique de Barcelone, Sandro Maccarrone, est très vite devenu l'un des plus utilisés du réseau social, répliqué à des centaines de milliers d'exemplaires.

Lundi en matinée, ce mot-clé accusant Berlin de "coup d'Etat" contre Athènes était encore l'un des plus utilisés dans de nombreux pays européens: la Grèce, la France mais aussi l'Allemagne. Parmi les utilisateurs célèbres, le Prix Nobel d'économie américain Paul Krugman, fervent adversaire des politiques d'austérité, l'a repris à son compte, écrivant sur son blog: "Le mot clé #ThisIsACoup est tout à fait juste", et qualifiant de "folie" les exigences adressées par ses créanciers à la Grèce, et dans lesquelles de nombreux internautes voyaient la marque de l'Allemagne. Pour M. Krugman, ces exigences de rigueur, notamment le projet qui semblait encore en vigueur dans la nuit de transférer 50 milliards d'euros d'actifs grecs dans un fonds ainsi que la menace d'une exclusion temporaire de la zone euro, relèvent de la "pure vengeance, de la destruction de toute souveraineté nationale", en mettant la Grèce "face à une offre qu'elle ne peut refuser".

Le mot-clé a été largement repris par les partisans de formations de gauche radicale en Europe, en particulier l'Espagnol Pablo Iglesias, meneur de Podemos, qui a fait part sur Twitter de "tout (son) soutien au peuple grec et à son gouvernement contre les mafieux".

 

"Tout notre soutien au peuple grec et son gouvernement contre les mafieux", peut-on lire.


Le "hashtag" a un temps rivalisé avec un autre mot clé appelant le Premier ministre grec Alexis Tsipras à quitter le sommet de Bruxelles, #TsiprasLeaveEUSummit.
Lundi, l'universitaire allemand Henrik Enderlein se désolait lui devant le spectacle offert par les dirigeants européens, écrivant sur Twitter: "Toutes les parties prenantes doivent se demander comment une telle escalade a pu se produire, au cœur de l'Europe", concluant avec le mot-clé #ThisIsAShame, "C'est une honte".

 

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En plein sommet européen sur un sauvetage de la Grèce, le réseau social Twitter s'est enflammé dans la nuit de dimanche à lundi contre la position jugée autoritariste de l'Allemagne, via le "hashtag" ou mot-clé #ThisIsACoup : "ceci est un coup d'Etat".
Peu avant qu'un nouvel accord entre la Grèce et la zone euro ne soit arraché à Bruxelles, ce mot-clé, dont le lancement est attribué...
commentaires (2)

HARO SUR LE BAUDET ! IL EST TOMBÉ... ET LES BOURREAUX À L'OEUVRE...

LA LIBRE EXPRESSION

09 h 39, le 14 juillet 2015

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Commentaires (2)

  • HARO SUR LE BAUDET ! IL EST TOMBÉ... ET LES BOURREAUX À L'OEUVRE...

    LA LIBRE EXPRESSION

    09 h 39, le 14 juillet 2015

  • Quand les marxo/socialistes se mobilisent sur Twitter...ca démontre une faiblesse politique et idéologique notoire...mais cela ,était déjà visible depuis la chute du mur de Berlin ...., D'ailleurs, Syriza en Grèce n'est qu'une résurgence anxiogène de cette époque...

    M.V.

    15 h 34, le 13 juillet 2015

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