Plus de 13 000 personnes se sont rassemblées sur la place Syntagma en bas du Parlement. Aris Messinis / AFP
« Faut-il accepter le plan d'accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international lors de l'Eurogroupe du 25 juin ? » : c'est la question qui sera posée dimanche prochain aux électeurs, selon le fac-similé du bulletin de vote rendu public hier.
« Non » ont déjà répondu plus de 17 000 manifestants rassemblés à Athènes et à Thessalonique (Nord) pour dénoncer « le chantage des créanciers ». Selon des estimations de la police, plus de 13 000 personnes se sont rassemblées sur la place Syntagma en bas du Parlement dans le centre d'Athènes, et 4 000 à Thessalonique, deuxième ville grecque. « Non au chantage de la troïka (UE, BCE et FMI) », « Non aux memoranda » (mesures d'austérité), « Nos vies n'appartiennent pas aux créanciers » étaient inscrits sur les banderoles des manifestants, qui ont afflué à Syntagma.
Quelques heures auparavant, plusieurs dirigeants européens avaient mis en garde les Grecs en les appelant à voter « oui » au référendum crucial de dimanche, insistant sur le fait qu'une réponse négative signifierait « non à l'Europe ».
« Ce qui m'intéresse ce n'est pas l'euro mais de garantir aux prochaines générations les moyens de vivre d'une façon digne », a expliqué à l'AFP Vanguélis Tseres, quinquagénaire au chômage depuis le début de la crise de la dette en 2010. Il avait alors été contraint de fermer sa maison d'édition ouverte 12 ans plus tôt.
Il s'agit de la deuxième manifestation en faveur de la politique suivie par le gouvernement d'Alexis Tsipras, face aux créanciers, depuis l'annonce de l'organisation du référendum du 5 juin.Une manifestation en faveur du « non », organisée dimanche soir à Syntagma, avait rassemblé 2 000 personnes.


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