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Cinema- - Entre Parenthèses

Il s’appelait James Horner...

James et la baguette magique. (DR)

Il y a quelque chose d'ingrat à être compositeur de musique de films. Très souvent, on fredonne les compositions tout en ne retenant pas le nom de leurs auteurs. Ce n'est que lorsqu'un accident tragique advient, comme cet écrasement de l'avion de James Horner lundi, qu'on se met à se souvenir que c'est lui qui a composé la musique de Titanic. ? Et on s'esclaffe doucement : Ah, c'est encore lui qui a composé Avatar, Apollo 13 ou Braveheart ? Le compositeur de musique de films doit-il disparaître pour enfin exister ? Pour avoir un nom et pas un titre ?
En général, si les spectateurs ne se souviennent pas des noms des compositeurs, c'est parce que, trop pressés à la fin du film, ils quittent la salle sans regarder le générique. Et pourtant, à part le réalisateur et les acteurs, que de personnes dans l'ombre ou dans la lumière collaborent à une œuvre cinématographique !
La musique d'un film : essentielle, vitale à la survie de l'œuvre et qui perdure bien qu'après que celle-ci ait terminé sa trajectoire. Elle se loge dans un petit coin de notre esprit et se love à l'ombre de nos neurones. Et cela, James Horner l'a bien compris. En signant le chef-d'œuvre My Heart Will Go On, couronné de deux oscars (chanson et bande originale), le Titanic n'est plus ce bateau ivre. Il renaît même des tréfonds de la mer. Que seraient ainsi Ghostbusters sans Ray Parker Jr, sinon qu'une ombre de Casper ; The Last of the Mohicans de Trevor Jones, qu'un simple Indien survivant, ou encore Indiana Jones, The Terminator, The Godfather, Jaws ou Gladiator sans leurs musiques ? Qui peut prétendre vraiment connaître le nom de ces grands compositeurs qui nous font rêver, pleurer, rire, qui nous émeuvent en donnant à l'image sonorités et harmonies ? Hans Zimmer, Ennio Morricone, Danny Elfman, Georges Delerue, Henri Manccini, Randy Edelman, Philip Glass, Maurice Jarre, pour ne citer que ceux- là. Ils sont légion. Alors de grâce rendons à César ce qui est à César : un simple nom. Et rendons-leur hommage avant qu'ils ne disparaissent et qu'on n'ait plus qu'un refrain en tête comme : Near, Far, Wherever You Are, I Believe That the Heart Does Go On (Près... loin... où que tu sois, je crois que le cœur doit continuer de battre...). Un refrain qui pourrait être, dans ce cas, un chant d'adieu à James Horner.

Il y a quelque chose d'ingrat à être compositeur de musique de films. Très souvent, on fredonne les compositions tout en ne retenant pas le nom de leurs auteurs. Ce n'est que lorsqu'un accident tragique advient, comme cet écrasement de l'avion de James Horner lundi, qu'on se met à se souvenir que c'est lui qui a composé la musique de Titanic. ? Et on s'esclaffe doucement : Ah, c'est encore lui qui a composé Avatar, Apollo 13 ou Braveheart ? Le compositeur de musique de films doit-il disparaître pour enfin exister ? Pour avoir un nom et pas un titre ?En général, si les spectateurs ne se souviennent pas des noms des compositeurs, c'est parce que, trop pressés à la fin du film, ils quittent la salle sans regarder le générique. Et pourtant, à part le réalisateur et les acteurs, que de personnes dans l'ombre ou dans la...
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