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Économie

US : l’économie et les divisions partisanes

De la faillite de Lehman Brothers en 2008 jusqu'à l'épisode du government shutdown à la fin 2013, la politique économique a parfois été très incertaine aux États-Unis, ce qui a pu peser sur la confiance et le climat d'investissement. Le degré de tensions politiques au Congrès reste encore élevé, mais depuis 2014, cela n'affecte plus guère l'économie. On peut se demander si cette situation va perdurer alors que se préparent les primaires pour l'élection présidentielle de novembre 2016. Du côté des démocrates, si la candidature de Bernie Sanders, l'unique sénateur socialiste, enthousiasme les activistes, il ne pourra servir que de faire-valoir à Hillary Clinton qui a un réseau de financement incomparable et une popularité écrasante comparée à 2008.
Côté républicain, on compte déjà plus de quinze candidats déclarés, dont la qualité est extrêmement variable. Les candidats « sérieux » (Jeb Bush, Scott Walker, voire Marco Rubio) ont les reins solides financièrement mais n'ont qu'une avance marginale dans les sondages sur le reste de la troupe. Ils vont user de l'énergie et de l'argent dans les primaires. De plus, les politologues ont établi que la composition du collège électoral donnerait un léger désavantage au candidat républicain, quel qu'il soit.
À dix-huit mois du vote, Mme Clinton part avec les meilleures chances de l'emporter et de conserver la Maison-Blanche aux démocrates. Si la future majorité au Sénat est incertaine, il est par contre très improbable que les républicains perdent le contrôle de la Chambre des représentants, notamment car l'électorat démocrate, plus urbain, est concentré sur moins de districts. Au bout du compte, la fracture entre les deux partis a peu de chance de se refermer. Chez ses adversaires, Mme Clinton est en effet tout aussi critiquée, voire détestée, que le président Obama. Le danger est de voir ces disputes partisanes affecter la conduite de la politique économique une fois les élections passées. Cela pourrait prendre la forme de nouveaux affrontements sur le plafond de dette ou des débats sans fin sur le vote des budgets.

Cet article est réalisé par Fidus

De la faillite de Lehman Brothers en 2008 jusqu'à l'épisode du government shutdown à la fin 2013, la politique économique a parfois été très incertaine aux États-Unis, ce qui a pu peser sur la confiance et le climat d'investissement. Le degré de tensions politiques au Congrès reste encore élevé, mais depuis 2014, cela n'affecte plus guère l'économie. On peut se demander si cette situation va perdurer alors que se préparent les primaires pour l'élection présidentielle de novembre 2016. Du côté des démocrates, si la candidature de Bernie Sanders, l'unique sénateur socialiste, enthousiasme les activistes, il ne pourra servir que de faire-valoir à Hillary Clinton qui a un réseau de financement incomparable et une popularité écrasante comparée à 2008.Côté républicain, on compte déjà plus de quinze candidats...
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