Photo Suzanne Baaklini
La juge des référés de Beyrouth Zalfa el-Hassan a publié hier une décision dans laquelle elle revient sur sa décision précédente en faveur de la fermeture de l'accès à la plage de Ramlet el-Baïda. Sa décision initiale avait été prise le 9 avril dernier, suite à une requête de la société foncière al-Bahr qui voulait « protéger sa propriété privée », comme le rappelle la juge elle-même.
La juge explique, dans sa nouvelle décision, qu'elle avait eu recours aux services d'un ingénieur assermenté « qui avait, dans son rapport, soutenu que la fermeture de cette porte n'aurait aucune incidence sur l'accès à la plage publique, d'autres accès étant disponibles », sur un terrain de la municipalité de Beyrouth. La juge affirme que « des données supplémentaires ont ultérieurement montré que le recours à la justice, dans ce cas, dépassait les limites de la protection de la propriété privée et avait d'autres visées ». Elle dit avoir alerté, sur ce point, le ministère des Travaux publics et des Transports, ainsi que la municipalité de Beyrouth, sans qu'aucune de ces deux institutions ne réagisse.
La juge déclare s'être basée sur l'article 599 du code de procédure pénale pour revenir sur sa décision initiale, « étant donné qu'il ne convient pas de saisir la justice des référés pour un objectif autre que celui qui est déclaré, dans ce cas la protection de la propriété privée ».
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Quoiqu'il en soit, la juge a bien fait de revenir sur sa décision qui était inappropriée et injuste.
11 h 24, le 22 juin 2015