La vague des fusions-acquisitions en cours au sein des grandes entreprises « n'a pas encore atteint son apogée » et va poursuivre « son essor », selon une étude publiée hier par la société de conseil Towers Watson.
Dans un décompte provisoire portant sur le deuxième trimestre, l'observatoire des fusions-acquisitions de la société de conseil a noté « une augmentation des grosses transactions, voire des mégatransactions, plus complexes et donc plus lentes à finaliser ».
De ce fait, le 3e trimestre « devrait donc demeurer particulièrement actif », ajoute Towers Watson, pour qui « des opérations importantes se poursuivent à un rythme soutenu, tiré par les secteurs de la pharmacie et de l'énergie ».
Dans le détail, l'observatoire a comptabilisé 48 grosses transactions (au-dessus d'un milliard de dollars) et 4 mégatransactions (au-dessus de 10 milliards de dollars) depuis le début du trimestre en cours, contre 37 et 0 lors du 2e trimestre 2014.
« Les acquéreurs ont réalisé d'excellentes performances financières ce trimestre et surfent ainsi sur une vague de surperformance depuis dix trimestres consécutifs », note par ailleurs l'observatoire.
Concernant le volume des transactions, toutes catégories confondues, l'Amérique du Nord a conservé sur cette période le premier rang avec 93 opérations finalisées, suivie par l'Asie-Pacifique avec 58 opérations et l'Europe avec 34 opérations.
« La vague des fusions qui a débuté il y a un an continue sans relâche », souligne Simon Desrochers, directeur général de Towers Watson France.
« Les négociateurs souhaitent mener des opérations de grande ampleur, ce qui engendre des risques élevés mais également d'éventuels rendements plus importants, à en juger par les valeurs de performances récentes », ajoute-t-il.
(Source : AFP)
Économie - Étude
La vague actuelle de fusions-acquisitions va s’amplifier
OLJ / le 20 juin 2015 à 00h00

