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Économie - Islande

Reykjavik va supprimer ses contrôles de capitaux hérités de la crise

Le gouvernement islandais a lancé hier un processus afin de supprimer les contrôles de capitaux mis en place lors de la crise financière de 2008 pour empêcher son économie de se vider de sa richesse.
L'Islande vit avec ces barrières qui empêchent les investisseurs étrangers de quitter l'île librement depuis l'effondrement de son secteur financier. Mais ces dernières années, elles ont compliqué la vie des entreprises islandaises actives à l'étranger et pesé sur l'attractivité de l'île auprès des investisseurs.
Le gouvernement de centre-droit arrivé au pouvoir en 2013 avait promis de rétablir la liberté des mouvements de capitaux, tout en prenant des mesures garantissant la stabilité de l'économie. Supprimer ces contrôles « pourrait avoir une répercussion réelle sur la vie quotidienne des gens », a souligné le Premier ministre, Sigmundur David Gunnlaugsson, lors d'une conférence de presse à Reykjavik.
Le problème vient de 1 200 milliards de couronnes islandaises (un peu plus de 8 milliards d'euros) de capitaux détenus par des étrangers qui n'ont pas de raison de les garder. Sans les contrôles de capitaux, ils auraient cherché probablement à vendre dès que possible, faisant chuter le cours de la couronne islandaise.
Le plan présenté par le gouvernement prévoit d'autoriser les sorties de capitaux en échange du respect de « conditions de stabilité » et du paiement d'une « taxe de stabilité ». La taxe, payable une seule fois, frappera les détenteurs d'actifs hérités des banques islandaises qui ont fait faillite fin 2008. Ils paieront 39 % de la « valeur estimée » de ces actifs avant de pouvoir sortir. Cette taxe doit rapporter environ 4,6 millions d'euros à l'État.

(Source : AFP)

Le gouvernement islandais a lancé hier un processus afin de supprimer les contrôles de capitaux mis en place lors de la crise financière de 2008 pour empêcher son économie de se vider de sa richesse.L'Islande vit avec ces barrières qui empêchent les investisseurs étrangers de quitter l'île librement depuis l'effondrement de son secteur financier. Mais ces dernières années, elles ont compliqué la vie des entreprises islandaises actives à l'étranger et pesé sur l'attractivité de l'île auprès des investisseurs.Le gouvernement de centre-droit arrivé au pouvoir en 2013 avait promis de rétablir la liberté des mouvements de capitaux, tout en prenant des mesures garantissant la stabilité de l'économie. Supprimer ces contrôles « pourrait avoir une répercussion réelle sur la vie quotidienne des gens », a souligné le...
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