Si la confiance est un trait culturel national quantifiable pour toute société ou tout pays qui veut se développer, une confiance défaillante par contre condamne tout un pays à une injustice qui le mène au sous-développement comme nous le vivons actuellement. Du Parlement, au Conseil des ministres, à la justice, tout va mal. Le dialogue devient la bête noire des Libanais et malheureusement à tous les niveaux. Trop de peurs et trop de méfiances à l'égard des nouvelles lois. Citons, entre autres, celle des loyers où le locataire espère toujours trouver un sauveur pour lui dire : tu as raison, tu resteras dans ton foyer, ne paye rien car demain le pays va basculer dans l'inconnu. Même son de cloche concernant le permis à points. Quant aux nouvelles plaques d'immatriculation, elles verront bien le jour, mais à la saint-glinglin. Trop d'inquiétudes et de réticences paralysent le dialogue sur l'élection d'un nouveau président de la République. Et que dire de ce dossier épineux des militaires otages ? Enfin, comment pouvons-nous rester sourds aux inquiétudes sur l'avenir du Liban, surtout qu'un quotidien libanais vient de publier un article indiquant que le nombre de réfugiés, syriens et autres, vient de dépasser le nombre des Libanais. Triste et révoltant.
Antoine SABBAGHA
Nos lecteurs ont la parole - Antoine Sabbagha
Confiance fortement défaillante
OLJ / le 09 juin 2015 à 00h00


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve