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Nos lecteurs ont la parole - Karim S. Faddoul

Le Liban, un pays à la dérive

C'est l'histoire d'un peuple aux rêves hantés par le cauchemar de la malédiction éternelle, dont l'âme est immaculée par l'espoir d'un avenir radieux. Un peuple au parcours jalonné d'utopies, une nation frappée par le syndrome du recommencement perpétuel, où l'on tourne la page de l'histoire avec une indifférence déconcertante.
Les Libanais se sont nourris d'un espoir suffocant. C'est un peuple au passé douloureux et à l'avenir incertain.
Le devoir de mémoire a une portée dissuasive dans l'inconscient collectif des peuples aspirant à la réhabilitation. Nous sommes prisonniers de notre propre identité nationale et historique marquée par 40 ans de guerres et de conflits multiples, au cours desquels nous avons expérimenté nos échecs inavoués de construction d'une nation où il fera bon vivre et dans laquelle la primauté de la capacité intrinsèque prendra le dessus sur celle de la primauté ethnique. Une nation où les hommes et les femmes seront jugés non pas sur ce qu'ils sont mais sur les faits ; un pays où la liberté d'expression sera consacrée et effective ; un pays où nos dirigeants cesseront leurs dérives en tout genre, notamment celle de prétendre qu'une calamité puisse être une opportunité. C'est une atteinte à la mémoire de tous ceux qui ont succombé en défendant une cause nationale.
Après 40 ans de troubles, la sentence est sans appel : nous sommes réduits à constater que nous en sommes encore au balbutiement du développement et de la démocratie ; encore marqués par des gouvernances successives au leadership obsolète et empirique, où démagogie et culte de la personnalité sont ancrés dans les entrailles du système, sans perspective, sans vision.
L'évidence saute aux yeux. Nous sommes depuis des décennies plongés dans le cycle infernal d'un recommencement perpétuel, où les semblants de démocratie se construisent sur du sable mouvant pour ensuite s'écrouler comme des châteaux de carte. Nous sommes encore réduits à porter nos espoirs de liberté et de justice sur nos grandes muettes.
Notre pays, la Suisse du Moyen-Orient comme on le surnommait, est en réalité à la dérive, dérive sociale, politique, culturelle, économique, à la dérive en somme et comme le malheur ne vient jamais seul et survint la crise syrienne.
Ceci est le symbole de la défaillance ou de l'inexistence d'un État fonctionnel. Ce n'est pas le manque de moyens ou des opportunités de mettre en place des systèmes efficaces et modernes pour régler les problèmes liés aux crises qui manquent, mais c'est soit un déficit de volonté politique, soit une mauvaise gestion des ressources qui seraient utilisées à mauvais escient.
Nous sommes dans une gouvernance réactive qui n'a rien à voir avec une méthode de gestion moderne et proactive. Comment une gouvernance de ce genre peut-elle fournir les services sociaux de base : eau, électricité, etc ? Comment peut-elle créer un environnement favorable aux affaires et à la création d'industries ? Comment peut-elle encourager l'entrepreneuriat avec toute la lourdeur administrative qui en découle ? La réponse est que l'administration d'un pays est la pierre angulaire de son développement, son efficacité est un gage de prospérité et d'avancée dans la mise en œuvre d'une politique socio-économique.
Des centaines de milliers de jeunes diplômés sont déversés chaque année sur le marché de l'emploi sans aucune perspective d'obtenir un premier emploi. La jeunesse est démotivée, désespérée et livrée à elle-même et sombrant de plus en plus dans une profonde mélancolie, une jeunesse sans issue d'avenir sur son sol (qui se voit obligée d'immigrer au service d'autres nations).
Ceci est le symbole même de la marche inexorable d'un pays vers la dérive.

Karim S. FADDOUL

C'est l'histoire d'un peuple aux rêves hantés par le cauchemar de la malédiction éternelle, dont l'âme est immaculée par l'espoir d'un avenir radieux. Un peuple au parcours jalonné d'utopies, une nation frappée par le syndrome du recommencement perpétuel, où l'on tourne la page de l'histoire avec une indifférence déconcertante.Les Libanais se sont nourris d'un espoir suffocant. C'est un peuple au passé douloureux et à l'avenir incertain.Le devoir de mémoire a une portée dissuasive dans l'inconscient collectif des peuples aspirant à la réhabilitation. Nous sommes prisonniers de notre propre identité nationale et historique marquée par 40 ans de guerres et de conflits multiples, au cours desquels nous avons expérimenté nos échecs inavoués de construction d'une nation où il fera bon vivre et dans laquelle la...
commentaires (4)

UN PAQUEBOT CHAVIRÉ QUE LES SERPENTS SOUS MARINS S'ACHARNENT À CROQUER JUSQU'À LA CHARPENTE... INSPIRÉ DES FABLES DE LAFONTAINE : ON DIT QUE DES SERPENTS, SOUS MARIN CAMOUFLAGE, GLISSÈRENT DANS LA NEF PAR SUBTIL ABORDAGE. DE SA CHARPENTE AYANT JUSQU'AU FER DÉVORÉ, ET NE LAISSANT FLOTTER QUE SQUELETTES ET CORDAGE, DES RESCAPÉS LES CORPS ILS CHERCHENT POUR MANGER. - CECI S'ADRESSE À VOUS, VAURIENS DE PREMIER ORDRE, VILS SERPENTS QUI CHERCHEZ LES CADAVRES À MORDRE. VOS CRIMES SONT NOMBREUX ; NOMBREUX SONT VOS OUTRAGES ; VOUS ÊTES... DE LA NEF... ARTISANS DU NAUFRAGE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 45, le 08 juin 2015

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Commentaires (4)

  • UN PAQUEBOT CHAVIRÉ QUE LES SERPENTS SOUS MARINS S'ACHARNENT À CROQUER JUSQU'À LA CHARPENTE... INSPIRÉ DES FABLES DE LAFONTAINE : ON DIT QUE DES SERPENTS, SOUS MARIN CAMOUFLAGE, GLISSÈRENT DANS LA NEF PAR SUBTIL ABORDAGE. DE SA CHARPENTE AYANT JUSQU'AU FER DÉVORÉ, ET NE LAISSANT FLOTTER QUE SQUELETTES ET CORDAGE, DES RESCAPÉS LES CORPS ILS CHERCHENT POUR MANGER. - CECI S'ADRESSE À VOUS, VAURIENS DE PREMIER ORDRE, VILS SERPENTS QUI CHERCHEZ LES CADAVRES À MORDRE. VOS CRIMES SONT NOMBREUX ; NOMBREUX SONT VOS OUTRAGES ; VOUS ÊTES... DE LA NEF... ARTISANS DU NAUFRAGE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 45, le 08 juin 2015

  • Excellent article merci....Pauvre LIBAN que j'adore...

    Soeur Yvette

    16 h 44, le 07 juin 2015

  • excellent

    Tabet Karim

    16 h 36, le 06 juin 2015

  • Wa fassara-l-mâäâh bil mâïîh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 12, le 06 juin 2015

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