Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Kiliçdaroglu, chef de l’opposition et « Monsieur Propre » de la politique turque

À la longue liste des turpitudes qu'il reproche au pouvoir, il oppose sa probité et sa modestie. Chef du principal parti d'opposition, Kemal Kiliçdaroglu fait campagne pour les élections législatives de dimanche en « Monsieur Propre » de la politique turque. L'AKP part encore largement favori dimanche, mais M. Kiliçdaroglu et son Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) pensent avoir trouvé la martingale pour l'empêcher de conserver sa majorité absolue : la dénonciation de la « corruption » du régime islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan. « Le pouvoir détourne de la façon la plus cruelle des milliards prélevés auprès des contribuables turcs pour les dépenser ensuite en Mercedes, en jets et en palais présidentiel », accuse le président du CHP dans un entretien accordé à l'AFP à l'occasion d'un arrêt de sa caravane électorale à Kütahya (Nord-Ouest). Après le scandale de corruption qui a ébranlé M. Erdogan et son gouvernement en décembre 2013, Kemal Kiliçdaroglu a fait de l'extravagant nouveau palais présidentiel – plus de mille pièces et 490 millions d'euros – une de ses cibles préférées. Le dirigeant social-démocrate a même affirmé récemment que les couvercles des toilettes de la résidence présidentielle étaient en or. Délibérément outrancière, l'allégation a fait sortir de ses gonds M. Erdogan, qui a derechef assigné son auteur en diffamation. « Si Erdogan veut montrer l'exemple, qu'il s'inspire de notre cher prophète Mohammad », cingle M. Kiliçdaroglu en dénonçant le goût de son rival pour le faste et l'opulence, à ses yeux incompatible avec « la morale islamique » dont il se fait le héraut.
(Source : AFP)

À la longue liste des turpitudes qu'il reproche au pouvoir, il oppose sa probité et sa modestie. Chef du principal parti d'opposition, Kemal Kiliçdaroglu fait campagne pour les élections législatives de dimanche en « Monsieur Propre » de la politique turque. L'AKP part encore largement favori dimanche, mais M. Kiliçdaroglu et son Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) pensent avoir trouvé la martingale pour l'empêcher de conserver sa majorité absolue : la dénonciation de la « corruption » du régime islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan. « Le pouvoir détourne de la façon la plus cruelle des milliards prélevés auprès des contribuables turcs pour les dépenser ensuite en Mercedes, en jets et en palais présidentiel », accuse le président du CHP dans un entretien accordé à l'AFP...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut